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Bonifier l'offre de services en Beauce : va-t-on dans la bonne direction?

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21 septembre 2017
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Par Alex Drouin, Journaliste

Plusieurs points, dont certains plutôt inquiétants, sont ressortis lors du Déjeuner du Conseil économique de Beauce (CEB), qui se déroulait ce matin (21 septembre) au Georgesville.

L’animation de l’événement a été confiée à Hélène Latulippe, directrice générale du CEB, et à Philippe Dancause, associé principal chez Groupe Dancause.

Ces derniers ont bien voulu parler des enjeux importants, voire primordiaux pour la région. Parmi ceux-ci, la difficulté à attirer des gens de l’extérieur à venir s’installer ici.

« Que fait-on comme région pour attirer des personnes, et je ne parle pas ici de tourisme, s'est questionné M. Dancause. On a encore des croûtes à manger par rapport à d’autres régions. Certaines se sont mises en valeur [face à ce problème], car leurs entreprises ont fait ce qu’on appelle du « marketing RH », c’est-à-dire qu’elles font de la publicité pour attirer l’humain. »

Certes, il y a des emplois de disponibles dans la région, mais au-delà de ces postes, la région doit s'améliorer.

« Ce n’est pas seulement parce qu’on a des jobs à offrir que les gens vont venir. C’était le cas il y a 20 ans, mais aujourd’hui, il faut autre chose. On a une belle région, mais on doit développer des services », a-t-il expliqué.

« Il y a d’autres régions qui se sont développées plus vite que nous sur le développement d’un milieu porteur,  un milieu pour attirer les familles sur une longue période », a-t-il ajouté.

Au fil des années, M. Dancause a constaté que des villages avaient de la difficulté à survivre en raison du manque de service et qu’ils peinaient à garder leurs dépanneurs et leurs épiceries. Mme Latulippe abonde dans le même sens en mentionnant « qu’il y a une nécessité de revoir les offres de services ».

De mars à avril, le CEB a effectué un sondage auprès de 160 entreprises afin de vérifier les enjeux importants de la région.

Parmi ceux-ci, le manque de main-d’œuvre. « Ça augmente chaque année, mais on commence à le ressentir depuis trois ou quatre ans. C’est un problème qui s’amplifie », a fait part Mme Latulippe.

« Les entreprises ne doivent plus dépendent des emplois qu'elles ne réussissent pas à combler. Elles doivent trouver d’autres façons de croître et l’une d’elles est de se mécaniser et de s’automatiser. C’est possible qu’elles ouvrent des espaces ailleurs et c’est tout à fait normal. On voudrait que leur avenir soit ici et c’est pourquoi il faut attirer des gens », a conclu M. Dancause.

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