Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Un Beauceron tire le bilan de sa carrière dans la culture de sapins

durée 17h00
26 juillet 2018
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Jérôme Blanchet-Gravel
email
Par Jérôme Blanchet-Gravel, Journaliste

En 1976, Daniel Mercier reprenait l’entreprise familiale basée à Saint-Honoré-de-Shenley. Déjà à l’époque, l’entrepreneur en herbe avait un objectif précis : percer le marché américain. Entre 1980 et 2015, son entreprise, Plantation J.D., a exporté plus d’un million de sapins aux États-Unis. L’entrepreneur a reçu chez lui EnBeauce.com afin de dresser le bilan de sa carrière.

Aux futurs entrepreneurs, Daniel Mercier donne un conseil : « il faut toujours anticiper en affaires. Anticiper, encore et toujours. C’est la clé du succès. » Un conseil que le principal intéressé s’est efforcé de suivre lui-même. Et un conseil qui semble avoir porté fruit : pendant environ 40 ans, Daniel Mercier a planté chaque saison entre 35 000 et 40 000 sapins. Tous ces arbres, ou presque, ont été vendus aux États-Unis. L’entrepreneur en a même écoulés jusqu’à México, la capitale du Mexique, pays auquel il deviendra lié comme nous le verrons.

De Saint-Honoré à México

Évidemment, l’entreprise Plantation J.D. n’est pas devenue énorme du jour au lendemain. Comme tous les entrepreneurs, M. Mercier a connu des hauts et des bas, mais son bilan commercial témoigne d’une étonnante stabilité. Très jeune, il aurait pu choisir de se lancer dans l’industrie du lait, mais il a d'abord choisi la culture de sapins. Il diversifiera ultérieurement son entreprise, notamment avec ses tourbières et en se lançant dans les produits de l’érable.

La création d’une nouvelle variété de sapins : le Blue Dan

De toutes ses réalisations, il y en a une dont Daniel Mercier est particulièrement fier : la création d’une toute nouvelle variété de sapins : le Blue Dan. « Notre but était de créer une espèce de sapin qui serait plus esthétique et plus résistante pour les gens à Noël », explique M. Mercier.

Pour créer l’espèce parfaite, l’entreprise Plantation J.D est parvenue à croiser deux espèces de conifères, une sorte de métissage. À une certaine époque, les New-Yorkais se sont arrachés cette nouvelle variété de sapins. À preuve, en décembre 2004, le journal new-yorkais le Daily News consacrait un article à la plantation de M. Mercier.

Un contact chaleureux avec les travailleurs mexicains

Daniel Mercier raconte aussi son expérience avec les travailleurs mexicains. À partir des années 2010, l’entrepreneur a réalisé que la pénurie de main d’œuvre dans la région de la Beauce l’obligerait à engager des travailleurs étrangers. Une obligation qui s'est révélée bien positive, tellement il a apprécié son contact avec les Mexicains. L’automne dernier, 18 travailleurs originaires du Mexique s’attelaient à la tâche sur ses terres.

M. Mercier semble avoir beaucoup appris sur la culture mexicaine. Un pays où les rapports sont plus hiérarchiques entre les employeurs et leurs employés. L’entrepreneur beauceron relate plusieurs anecdotes cocasses, et parle de la communication parfois difficile entre lui et les travailleurs mexicains :

 « D’abord, il y a la barrière de la langue. Ensuite, il y aussi le fait que les travailleurs mexicains sont peu expressifs, il faut donc apprendre à lire dans leurs pensées, à le deviner lorsqu’une situation ne fait pas leur affaire. Mais c’est quelque chose qui s’apprend et qui n’est pas un réel problème », nous a confié Daniel Mercier.

Autre fait intéressant, mais peu surprenant : les travailleurs mexicains trouvent les Québécois économiquement très riches par rapport à eux. En venant au Québec, les travailleurs mexicains peuvent multiplier jusqu’à 15 fois leur salaire.

La vente de l’entreprise prévue

Daniel Mercier annonce toutefois que sa plantation de sapins sera prochainement vendue à l’entreprise beauceronne Arbres joyeux. Une entreprise qui se verra ainsi confier un petit joyau entrepreneurial de la région.

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 13h00

Hydro-Québec a réalisé un bénéfice net de 2,9 G$ en 2025

Hydro‑Québec rapporte un bénéfice net de 2,9 milliards $ en 2025, soit une hausse de 9 % par rapport au bénéfice net de 2024. La contribution de la société d’État au trésor public de la province s’est élevée à 4,4 milliards $, y compris un dividende de 2,2 milliards $ qui sera versé au gouvernement. Il faut cependant préciser que ce résultat a ...

Publié hier à 16h15

Ferme Roquet: des performances laitières récompensées

La Ferme Roquet, une entreprise familiale du rang Jersey-Nord à Saint-Côme-Linière, vient de remporter deux prix pour la qualité de sa production laitière et d'élevage. D'abord, en obtenant une 4e place, sur 453 fermes qualifiées du Québec, pour le prix de la performance laitière, décerné par Avantis Coopérative. C'est la deuxième année de suite ...

Publié le 25 février 2026

Déjeuner-conférence sur le potentiel des marchés canadiens

Trois panélistes de renom traiteront du potentiel des marchés canadiens, lors d'un déjeuner-conférence le 19 mars prochain, organisé par le Conseil économique de Beauce. Il s'agit de Marianna Simeone, cheffe de poste du Bureau du Québec à Toronto, d'Éric Marquis, secrétaire adjoint au réseau, aux marchés canadiens et à la réflexion stratégique, ...

app-store-badge google-play-badge