Saint-Théophile
Les soeurs Lapierre-Faucher prennent la relève de l'érablière familiale
Après avoir consacré plus de 20 ans dans la production et la transformation du sirop d’érable biologique, les acériculteurs Ghislain Faucher et Colombe Lapierre viennent d'associer leurs trois filles, Catherine, Émilie et Marie-Andrée, pour les soutenir dans l’entreprise familiale qu'est L'Érablière du Trisamare de Saint-Théophile.
« Nous baignons littéralement dans le domaine depuis que nous sommes toutes petites. Nos parents nous ont transmis leur passion pour l’acériculture, alors c’était naturel pour nous de donner un second souffle à l’entreprise pour laquelle notre père a donné tant d’amour et mis tant d’efforts », explique Catherine Lapierre-Faucher, une des trois nouvelles associées, dont les parents ont été honorés lors du concours « La Grande Sève » de la Commanderie de l’érable en 2019.
L’objectif que se sont donné les trois jeunes femmes, toutes certifiées en dégustation de sirop d’érable pour la vente au détail, est d’amener les gens à explorer de nouvelles facettes de la cuisine québécoise avec les produits de l’érable de première qualité. Et selon elles, pour susciter le sentiment de fierté, cela implique, entre autres, le développement d’une image de marque actuelle, originale et accrocheuse.
Les soeurs ont d'ailleurs profité de leur arrivée en fonction pour dévoiler la nouvelle image de marque de l’entreprise : Or, sirop d’érable biologique.
« [Le sirop] Or fait partie de notre gamme prestige et limitée de sirop d’érable. Sa pureté s’explique par différents facteurs, notamment par le phénomène de photosynthèse, la température et l’acidité du sol. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous comparons le sirop d’érable au vin. À ce jour, plusieurs consommateurs croient que le sirop a toujours le même bon goût, alors qu’en fait, son caractère est propre à chaque érablière », explique pour sa part Marie-Andrée Lapierre-Faucher.
Au cours des dernières années, l’entreprise a investi un peu plus d’un demi-million de dollars dans l’amélioration de son usine de transformation, ainsi que dans l’expansion de l’érablière, dans le but notamment de répondre aux normes de certification biologique et de viser de nouveaux marchés.
« On remarque une importante hausse de l’intérêt pour la fabrication de produits locaux, comme c’est le cas notamment des vins et des spiritueux. Il en est de même pour le sirop d’érable. Toutefois, je trouve qu’on ne reconnaît pas suffisamment sa valeur. Il ne s’agit pas seulement d’une richesse pour les touristes, c’est le joyau de notre terroir, une fierté locale, connue pour son bon goût, sa qualité et son esthétisme », fait remarquer la troisième associée, Émilie Lapierre-Faucher.
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