Convocation du conciliateur
Reprise des négociations les 12 et 13 juillet chez Olymel
La partie syndicale et la partie patronale actuellement en négociation chez Olymel à Vallée-Jonction, ont été convoquées par le conciliateur Jean Nolin pour une nouvelle rencontre le lundi 12 et le mardi 13 juillet.
C’est grâce à la manifestation organisée hier à Québec par le Syndicat des travailleurs d'Olymel Vallée-Jonction-CSN (STOVJ-CSN), que cette convocation a eu lieu. En effet, il refusait d’attendre la semaine du 19 juillet pour faire avancer les négociations qui ont commencé depuis le 5 mai dernier.
Lors de ces deux journées, de nouveaux acteurs seront autour de la table. « On verra comment ça va se dérouler, en espérant qu’il y ait une entente », a indiqué Martin Maurice, président du STOVJ-CSN. « Ça devrait être positif puisque ces nouveaux acteurs ont le pouvoir de prendre des décisions. »
De son côté, Richard Vigneault du service des communications de l’entreprise, a indiqué que la partie patronale sera bien présente et active, comme pendant les séances de conciliation précédentes.
« La direction d’Olymel sera présente aux côtés de son équipe de négociations et poursuivra ses efforts pour en arriver à trouver un terrain d’entente qui permettrait de mettre fin à la grève déclenchée le 28 avril dernier par le Syndicat des travailleurs d’Olymel à Vallée-Jonction (CSN). Je rappelle toutefois que les efforts du conciliateur pour rapprocher les deux parties doivent trouver un écho des deux côtés de la table et que pour être viable un règlement doit être acceptable pour les deux parties. C’est la condition nécessaire pour envisager de reprendre sereinement les opérations à notre usine de Vallée-Jonction », d’affirmer le premier vice-président chez Olymel, Paul Beauchamp.
Traitement des porcs
Dans la foulée de la manifestation organisée par la CSN, les Éleveurs de porcs du Québec ont aussi souligné l'urgence d'en arriver à une entente.
« La balle est présentement dans le camp de l'employeur afin d'éviter l'euthanasie d'environ 106 000 porcs. Nous sommes près d'une entente et nous nous attendons à ce qu'Olymel reprenne les négociations de manière sérieuse », a précisé Martin Maurice.
Cependant, selon Richard Vigneault, il n’est en aucun cas question d'euthanasier des porcs à la ferme.
« On a répété qu’on a pris tous les moyens depuis le début de ce conflit pour qu’il n’y ait pas d’abattages à la ferme. On travaille de concert avec nos fournisseurs, les Éleveurs de porcs du Québec, pour garder le contrôle du nombre de porcs en attente, et ce, à l’aide de nos quatre autres abattoirs au Québec et en envoyant certains porcs et porcelets aux États-Unis. Je ne sais pas pourquoi le syndicat évoque ça », a terminé le membre de l’entreprise.
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