Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Appel au conciliateur

Les grévistes d'Olymel s'impatientent quant à l'avancée des négociations

durée 12h15
7 juillet 2021
2ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Léa Arnaud
email
Par Léa Arnaud, Journaliste

Environ 250 travailleuses et travailleurs de l'abattoir d'Olymel à Vallée-Jonction ont marché ce matin dans les rues de Québec jusqu'au ministère du Travail, afin de demander au conciliateur de forcer l'employeur à revenir à la table de négociations rapidement.

Rappelons qu'à ce jour, la direction de l'entreprise ne souhaite se réunir à nouveau que dans la semaine du 19 juillet. En effet, les travailleurs de l'usine de Vallée-Jonction, en grève depuis 10 semaines, se sont heurtés à la non-disponibilité de l'employeur le 2 juillet, alors que les parties semblaient près d'un règlement.

« Après être revenu avec de nouvelles demandes de reculs, l'employeur a ajouté qu'il n'avait aucune disponibilité pour négocier avant la semaine du 19 juillet. C'est tout simplement inacceptable » a dénoncé Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches. « Le conciliateur a le pouvoir d'exiger des deux parties qu'elles se rendent disponibles pour poursuivre les pourparlers. Nous nous expliquons mal pourquoi il semble acquiescer aux caprices de l'employeur en lui octroyant une "période de réflexion" de 17 jours ».

Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d'Olymel Vallée-Jonction (STOVJ-CSN) a ajouté que le syndicat, lui, est disponible en tout temps. « Notre porte-parole a annulé ses vacances afin d'être en mesure de négocier à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. S'il est sérieux, l'employeur doit faire de même afin d'éviter une situation telle que celle vécue à l'usine Exceldor de Saint-Anselme ». 

De son côté, la CSN entend appuyer les membres du STOVJ-CSN tant que ce sera nécessaire.

« Le travail en abattoir est extrêmement difficile. Ce n'est pas un hasard si la pénurie de main-d'œuvre frappe particulièrement cette industrie », a mentionné Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN. Elle estime qu'après la dure période de la pandémie, l'employeur doit offrir des conditions satisfaisantes pour retenir ses employé-es et en attirer de nouveaux.

« La CSN à l'intention de soutenir les grévistes afin qu'ils obtiennent un règlement satisfaisant. Olymel s'en met plein les poches depuis longtemps, il est temps qu'ils pensent à leurs employé-es », a conclu la vice-présidente.

À lire également
Les grévistes de chez Olymel manifestent à Québec ce matin
Un pas en avant pour deux pas en arrière chez Olymel
L'employeur Olymel souhaite faire avancer les négociations

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 27 mars 2026

Plus de 60 exposants au Salon de la restauration

C’est plus d’une soixantaine d’exposants, incluant une dizaine de transformateurs bioalimentaires de la région, qui ont participé au Salon ARQ Contacts Chaudière-Appalaches. Organisé par l’Association Restauration Québec (ARQ), en collaboration avec Aliments du Québec, l'événement s'est déroulé le 17 mars à La cache à Maxime de Scott. À cette ...

Publié le 26 mars 2026

École d’entrepreneurship de Beauce: Marc Dutil prépare sa relève

L’École d’entrepreneurship de Beauce (EEB) a annoncé, ce jeudi 26 mars, le lancement d’un processus visant à trouver un successeur à Marc Dutil à la présidence de son conseil d’administration. Une transition amorcée dans une volonté de planification à long terme pour l’organisation basée à Saint-Georges. Fondateur de l’EEB en 2007, Marc Dutil a ...

Publié le 25 mars 2026

Travailleurs étrangers temporaires: «beaucoup d'incompréhension» à Ottawa

Bon nombre des élus fédéraux, en particulier ceux du gouvernement libéral en place, ne sont pas vraiment conscients des impacts dévastateurs pour les régions, des restrictions apportées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET). C'est du moins le bilan dressé par le directeur général de Chaudière-Appalaches Économique, Philippe ...

app-store-badge google-play-badge