Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Négociations des conventions collectives

La direction d'Olymel est allée au bout de ses possibilités d'offres

durée 18h00
21 juillet 2021
1ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Léa Arnaud
email
Par Léa Arnaud, Journaliste

La direction de l’usine d’Olymel à Vallée-Jonction a indiqué faire tout son possible pour en venir à une entente avec le Syndicat de ses travailleurs qui est en grève depuis trois mois déjà. 

Rappelons que ce matin, Martin Maurice, président du syndicat, avait expliqué en entrevue téléphonique avec EnBeauce.com que trois points étaient toujours en négociation.

De ce fait, Paul Beauchamp, premier vice-président d’Olymel, a pris le temps de nous détailler la situation sur ces points, qui sont la durée de la convention, le salaire et l’aménagement des horaires de travail. 

La partie patronale a fait une proposition pour une convention collective qui durerait sept ans. « On recherche une paix industrielle. C’est important pour Olymel de pouvoir regarder en avant, et ce, assez longtemps d’avance », a justifié Paul Beauchamp. 

Pour compenser cette décision, l’employeur a accepté de faire une contrepartie financière en faisant un pas du côté du Syndicat sur le salaire. « On parle d’une augmentation de 2 $ pour la première année, puis de 1 $ pour la deuxième année, pour ensuite atteindre 5,70 $ sur toute la durée de la convention. C’est tout de même significatif, on ne parle pas juste de 25 sous. » Une offre qui correspond à l'objectif du syndicat d’agir pour avoir plus d’embauche et aider à la rétention des travailleurs.

À propos de l’aménagement des horaires de travail, les parties ont accepté l’offre d’Olymel de mettre en place une possibilité de travailler selon un horaire de quatre jours de 10 heures de travail, pour les quarts de soir. Avoir un week-end de trois jours serait ainsi plus attractif pour recruter du personnel.  « Cependant, nous [ l’employeur ] on voudrait avoir la possibilité de faire la même chose pour le quart de jour si, et seulement si, le quart de soir venait à fermer pour quelques raisons que ce soit. »

Selon le vice-président de l’entreprise, il serait impossible que le quart de nuit et le quart de jour aient tous deux des journées de 10h. En effet, sur 24h il n’y aurait pas assez de temps entre les quarts pour nettoyer et faire ce qui doit être fait entre ces deux horaires. « Donc on veut avoir la possibilité, en tant qu’employeur, de faire des quarts de 10 h de jour s’il le faut. On vient d’accepter de le faire de soir, on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas le faire de jour. »

« Je pense qu’on a fait une offre tout à fait honnête. On est allé au maximum de ce qu’on pouvait faire, mais il y a une limite qu’on ne peut dépasser si on veut s’assurer de la pérennité des opérations », de conclure Paul Beauchamp, 1er vice-président d’Olymel. 

Désormais il en revient au conciliateur de convoquer les deux parties qui se disent respectivement entièrement disponibles. 

À lire également
Le dossier Olymel toujours en suspend

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 13h00

Hydro-Québec a réalisé un bénéfice net de 2,9 G$ en 2025

Hydro‑Québec rapporte un bénéfice net de 2,9 milliards $ en 2025, soit une hausse de 9 % par rapport au bénéfice net de 2024. La contribution de la société d’État au trésor public de la province s’est élevée à 4,4 milliards $, y compris un dividende de 2,2 milliards $ qui sera versé au gouvernement. Il faut cependant préciser que ce résultat a ...

Publié le 26 février 2026

Ferme Roquet: des performances laitières récompensées

La Ferme Roquet, une entreprise familiale du rang Jersey-Nord à Saint-Côme-Linière, vient de remporter deux prix pour la qualité de sa production laitière et d'élevage. D'abord, en obtenant une 4e place, sur 453 fermes qualifiées du Québec, pour le prix de la performance laitière, décerné par Avantis Coopérative. C'est la deuxième année de suite ...

Publié le 25 février 2026

Déjeuner-conférence sur le potentiel des marchés canadiens

Trois panélistes de renom traiteront du potentiel des marchés canadiens, lors d'un déjeuner-conférence le 19 mars prochain, organisé par le Conseil économique de Beauce. Il s'agit de Marianna Simeone, cheffe de poste du Bureau du Québec à Toronto, d'Éric Marquis, secrétaire adjoint au réseau, aux marchés canadiens et à la réflexion stratégique, ...

app-store-badge google-play-badge