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Sondage Léger

Pouvoir d’achat: 85% des Québécois disent vivre de l’anxiété financière

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8 mai 2025
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Par La Presse Canadienne

Peu nombreux sont les Québécois qui ont l’esprit libre de tout souci financier. L’anxiété financière est un mal répandu et le PDG de Centraide du Grand Montréal, Claude Pinard, pointe du doigt la difficulté de trouver un logement abordable.

L’anxiété financière est ressentie par 85 % des Québécois à divers degrés, selon un sondage effectué en ligne, du 20 février au 7 mars, par la firme Léger pour le compte de Centraide du Grand Montréal.

Du lot, 46 % des répondants ont affirmé que ce stress était de «modéré à extrême». «Quand on est rendu là, on est rendu que ça affecte notre santé physique, notre santé mentale, a souligné M. Pinard en entrevue. Ça peut même créer des tensions dans le couple ou nuire à la réussite éducative des enfants.»

Après la flambée de l’inflation alimentaire, c’est maintenant les menaces de l’administration Trump qui viennent assombrir l’horizon économique.

Les chiffres sur l’anxiété financière sont restés relativement stables par rapport à l’an dernier, mais les Québécois sont plus nombreux à anticiper une détérioration de l’économie dans les six prochains mois. Ils sont 55 % à l’envisager, contre 41 % à la même période l’an dernier.

«On est, à peu près tout le monde, en attente de voir il va se passer quoi par rapport aux droits de douane, a dit M. Pinard. On est bombardé de nouvelles qui ne sont pas nécessairement inspirantes.»

Des familles prises à la gorge

M. Pinard a dit avoir été «jeté à terre» de voir le niveau d’anxiété financière vécue par les parents. Ils sont 63 % à rapporter un stress de «modéré à extrême» comparativement à 46 % de la population.

Cette proportion est similaire par rapport à l’an dernier, mais elle est en progression depuis le premier coup de sonde en octobre 2022 où 50 % des parents se considéraient dans cette situation.

M. Pinard estime que l’inaccessibilité aux logements est responsable de la plus grande détresse financière que vivent les familles. «Trouver un logement de deux chambres à coucher, à des prix qui ont du bon sens avec un salaire de 50 000 $ avec deux enfants à l'école, vous savez qu'il n'en reste pas beaucoup», a-t-il donné en exemple.

«Nous, on dit vraiment qu'on est dans une situation qui va être difficile encore pour quelques années à cause de la non-disponibilité de logements sociaux et abordables», a avancé M. Pinard.

Une accélération des mises en chantier sera nécessaire pour corriger la situation, selon lui. Le dirigeant a plaidé en faveur d’une délivrance plus rapide des permis de construction pour les logements sociaux.

Le milieu philanthropique a un rôle à jouer dans la construction de logements sociaux. Outre le financement, le secteur peut aider les organismes communautaires qui songent à lancer de tels projets à acquérir des compétences, a donné en exemple le dirigeant.

Le sondage, qui vise à mieux cerner les besoins de la communauté, démontre aussi que les plus vulnérables n’utilisent pas toujours l’aide disponible.

Environ 22 % des Québécois vivent dans une situation d’insécurité alimentaire. Pourtant, «le recours aux programmes de dépannage demeure relativement limité», même s’ils sont jugés utiles par la très grande majorité des gens qui ont obtenu de l’aide, peut-on lire dans le rapport.

«Il n'y a pas personne qui se promène avec une pancarte qui dit: "j'ai besoin d'aide alimentaire", a expliqué M. Pinard. Donc, il y a un geste qui doit être fait par la personne et imaginez-vous le courage que ça prend lorsque vous avez un travail, votre conjoint travaille et vous rentrez avec votre enfant de 5 ans pour la première fois.»

Stéphane Rolland, La Presse Canadienne

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