Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

LA BEURRERIE DE LA RUE SAINT-AUBERT

durée 13h00
9 février 2019
1ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

La 1re photo nous montre l'immeuble de la beurrerie de Saint-Georges ouest en mai 1944. Cet édifice existe encore, il est situé dans la 22e rue, autrefois appelée la rue Saint-Aubert. Cette entreprise fut mise sur pied par la Société Coopérative Agricole de Saint-Georges-Ouest (COOP) en avril 1936, avec un capital de 1125$ amassé auprès des cultivateurs membres. Le premier président en fut M. Johnny Veilleux. Une de leurs principales réalisations fut la beurrerie, qui était l'une des plus importantes de la région. Leur beurre était commercialisé sous la marque «Délices», qui était reconnue pour sa qualité et son bon goût. La grande majorité des plus âgés de notre ville en ont consommé.

La matière première, la crème, était achetée des cultivateurs de la région et la beurrerie s'occupait elle-même d'aller chercher les bidons qui étaient amenés très tôt le matin à l'usine. Des voisins ont raconté que le tintamarre des bidons qui s'entrechoquaient réveillait tout le voisinage à chaque jour. L'entreprise était dotée de tous les équipements les plus modernes de son temps, pasteurisateurs, barattes en acier inoxydable et machines à mouler et envelopper le beurre au rythme de 1600 livres à l'heure, performance exceptionnelle pour l'époque. Ils possédaient aussi un entrepôt frigorifique pouvant recevoir 47,000 livres de beurre à la fois. Le premier beurrier fut M. Wenceslas Talbot (1869-1946) dont la résidence était située tout juste à côté, au coin de la 1re avenue et de la 22e rue.

Un énorme feu a lourdement endommagé ce bâtiment dans la journée du jeudi 20 décembre 1945, comme on le voit aux photos 2 et 3. On réalise que l'incendie a complètement détruit tout l'intérieur. Seuls les murs extérieurs en briques ont été conservés. La dernière photo (de 2014) illustre l'aspect actuel de l'édifice. On constate que l'immeuble a été l'objet d'un important agrandissement par l'avant au rez-de-chaussée, en 1965. On n'y fabrique plus de beurre depuis longtemps, on aurait cessé vers 1968-70. Par après, s'y est établi Déli Beauce, et aujourd'hui, on y retrouve les locaux de «La Fourchette Beauceronne».

Photo 1 BAnQ. Photos 2 et 3 courtoisie de dame Lucie Poulin dont le grand-père Léo Michaud fut beurrier après M. Talbot. Photo 4 de M. Yvon Thibodeau. Texte et recherches de Pierre Morin. 


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
www.shsartigan.com  -  shsartigan@hotmail.com

facebook.com/shsartigan

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 9h00

Personnalité ou trouble de santé mentale : comment faire la différence

Dans notre vie de tous les jours, nous croisons des gens qui pensent, ressentent et agissent différemment de nous. Chez certaines personnes, ces différences sont ce qu’on appelle leur personnalité, cette couleur particulière qui les rend uniques. Chez d’autres, certains comportements peuvent être liés à une maladie mentale, une condition qui affecte ...

Publié à 8h00

Quand la deuxième avenue était la route nationale Lévis-Jackman

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Jusqu'en 1955, la 2e avenue était le prolongement de la route nationale 23 (aujourd'hui 173). C'était donc l'artère qui permettait de traverser la ville dans l'axe Lévis-Jackman, ce qui occasionnait un trafic intense. Le 1er janvier 1929, la route en question a reçu ...

Publié hier à 9h00

Quand Saint-Valentin rime avec contrôle

La Saint-Valentin approche à grands pas. Bien qu’elle se veuille une journée qui prône l’amour, pour certaines femmes, cette fête leur rappelle qu’elles sont sous contrôle, qu’elles vivent dans une relation où l’amour est souvent un prétexte pour manipuler, imposer et parfois même humilier. On associe encore trop souvent la violence conjugale aux ...

app-store-badge google-play-badge