Nous joindre
Publicité

UNE MAISON ANCESTRALE SAUVÉE DU PIC DES DÉMOLISSEURS

UNE MAISON ANCESTRALE SAUVÉE DU PIC DES DÉMOLISSEURS
1 / 5

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Dans notre ville, il fut une époque, avant la création du boulevard Lacroix, soit de 1915 à 1950 environ, où l'un des secteurs les plus recherchés pour construire des résidences huppées était situé sur la 2e avenue, entre la 112e et la 130e rue. Plusieurs de ces maisons existent encore, bien que l'endroit ait vieilli et que, depuis ce temps, plusieurs autres sites de résidences de luxe se soient développés un peu partout. En 1979, des promoteurs immobiliers décident d'acheter un grand terrain bien situé au centre-ville pour y ériger un édifice à logements moderne de trois étages (le «Cinq-Étoiles») au coin de la 123e rue et de la 2e avenue (photo 3). Le hic: il y avait sur ce terrain une magnifique maison ancestrale habitée par le Juge Paul-É. Baillargeon, juste en face de la maison Godbout. La 1re photo nous la montre à l'occasion de la Fête-Dieu probablement vers le début des années '40, alors qu'elle fut le site du reposoir (autel provisoire dressé en plein air lors de cette fête religieuse d'autrefois). C'était à l'époque un insigne honneur d'être choisi comme site d'accueil de cette grande procession, on changeait d'endroit à chaque année. Puisque les arbres et les décorations du reposoir réduisent la visibilité et nous empêchent de bien la distinguer, et pour avoir une idée plus précise où elle était située, voici une 2e photo, datant des environs de 1925, où on la voit beaucoup mieux, celle qui est blanche avec toit foncé vers le tiers gauche de la photo. En fait, cette belle résidence, propre et bien conservée, a été construite au début du siècle dernier et elle a longtemps été occupée par la famille de l'avocat Rémi Bolduc, qui fut maire de Saint-Georges Est de 1927 à 1931. Il est le père de l'auteur et journaliste bien connu Roger Bolduc et grand-père du notaire Pierre Bolduc. Elle passa ensuite aux mains du Juge Baillargeon. Heureusement, au lieu de la démolir, on l'a déménagée au 235 de la 150e rue, entre le boulevard Lacroix et la 2e avenue. Elle est peu visible car maintenant située dans une côte à pic, et entourée d'arbres matures, mais on peut l'apercevoir en y prêtant attention (photo 4). Les propriétaires successifs en ont pris grand soin et elle est encore aussi belle qu'à l'origine. Quand vous circulerez dans ce coin, prenez la peine de passer dans cette courte (et abrupte) rue, en allant lentement, vous réussirez à l'apercevoir, sachant qu'elle a un passé chargé d'histoire, comme beaucoup de maisons de cette époque. Un autre bijou patrimonial qui a été conservé.

Photo 1 du fonds André Bolduc. Photo 2 du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
www.shsartigan.com  -  shsartigan@hotmail.com

facebook.com/shsartigan

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges
ChroniquesPublié à 8h00

Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN La première église, qu'on aurait pu appeler une chapelle, dura à peine 30 ans, de 1831 à 1862. On n'en détient aucune photo. En 1935, le frère Adjuteur (Frères de la Charité) a rédigé un «Précis Historique sur la paroisse de St-Georges». De 1933 à 1935, il a interviewé plusieurs personnes âgées pour ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La criminalisation du contrôle coercitif
ChroniquesPublié hier à 9h00

La criminalisation du contrôle coercitif

Depuis le 18 juin dernier, après avoir obtenu la sanction royale, le contrôle coercitif est devenu un crime au Canada. Il s’agit d’une grande avancée pour les femmes victimes de violence conjugale. La loi C-16 contient de nombreux changements au Code criminel qui portent sur la violence conjugale, notamment la question du féminicide, du ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le mémorable Café Paris d'autrefois
ChroniquesPublié le 23 août 2026

Le mémorable Café Paris d'autrefois

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Avez-vous connu l'époque où on pouvait savourer une «patate, sauce, pois» pour 25c ? Accompagnée d'une liqueur pour 15c ? Et si vous aviez un p'tit goût de sucré, pourquoi pas ajouter un «flotteur» aussi appelé «ilot sur Coke», soit une boule de crème glacée dans un verre de Coke pour 20c ? Ces items ...

LIRE LA SUITE
Publicité