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15 septembre 2019 - 04:00 | Mis à jour : 16 septembre 2019 - 11:02

UNE MAISON ANCESTRALE SAUVÉE DU PIC DES DÉMOLISSEURS

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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Dans notre ville, il fut une époque, avant la création du boulevard Lacroix, soit de 1915 à 1950 environ, où l'un des secteurs les plus recherchés pour construire des résidences huppées était situé sur la 2e avenue, entre la 112e et la 130e rue. Plusieurs de ces maisons existent encore, bien que l'endroit ait vieilli et que, depuis ce temps, plusieurs autres sites de résidences de luxe se soient développés un peu partout. En 1979, des promoteurs immobiliers décident d'acheter un grand terrain bien situé au centre-ville pour y ériger un édifice à logements moderne de trois étages (le «Cinq-Étoiles») au coin de la 123e rue et de la 2e avenue (photo 3). Le hic: il y avait sur ce terrain une magnifique maison ancestrale habitée par le Juge Paul-É. Baillargeon, juste en face de la maison Godbout. La 1re photo nous la montre à l'occasion de la Fête-Dieu probablement vers le début des années '40, alors qu'elle fut le site du reposoir (autel provisoire dressé en plein air lors de cette fête religieuse d'autrefois). C'était à l'époque un insigne honneur d'être choisi comme site d'accueil de cette grande procession, on changeait d'endroit à chaque année. Puisque les arbres et les décorations du reposoir réduisent la visibilité et nous empêchent de bien la distinguer, et pour avoir une idée plus précise où elle était située, voici une 2e photo, datant des environs de 1925, où on la voit beaucoup mieux, celle qui est blanche avec toit foncé vers le tiers gauche de la photo. En fait, cette belle résidence, propre et bien conservée, a été construite au début du siècle dernier et elle a longtemps été occupée par la famille de l'avocat Rémi Bolduc, qui fut maire de Saint-Georges Est de 1927 à 1931. Il est le père de l'auteur et journaliste bien connu Roger Bolduc et grand-père du notaire Pierre Bolduc. Elle passa ensuite aux mains du Juge Baillargeon. Heureusement, au lieu de la démolir, on l'a déménagée au 235 de la 150e rue, entre le boulevard Lacroix et la 2e avenue. Elle est peu visible car maintenant située dans une côte à pic, et entourée d'arbres matures, mais on peut l'apercevoir en y prêtant attention (photo 4). Les propriétaires successifs en ont pris grand soin et elle est encore aussi belle qu'à l'origine. Quand vous circulerez dans ce coin, prenez la peine de passer dans cette courte (et abrupte) rue, en allant lentement, vous réussirez à l'apercevoir, sachant qu'elle a un passé chargé d'histoire, comme beaucoup de maisons de cette époque. Un autre bijou patrimonial qui a été conservé.

Photo 1 du fonds André Bolduc. Photo 2 du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
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1 réactionsCommentaire(s)
  • J'étais adolescente et la maison du Juge Baillargeon étai à deux maison de chez moi, je suis contente de savoir qu'on l'a déménagée au lieu de la détruire, elle cadrait bien avec la maison du Juge Godbout. Avant de détruire prenons le temps de bien regarder, on peut peut-être trouver une solution de remplacement. Ville St-Georges est remplie de belles maisons ancestrales.

    LouisetteG Fouquet - 2019-09-15 11:36