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3 novembre 2019 - 18:00

INCENDIE DÉVASTATEUR SUR LA PREMIÈRE AVENUE EN 1908

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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Voici la suite de la chronique relative à l'édifice du notaire Jean Lavoie publiée récemment. La 1re photo nous offre une vue saisissante sur une rangée de beaux immeubles de la première avenue en 1907. Une image évocatrice d'il y a plus d'un siècle. À peu près au centre, on reconnait aisément cet imposant édifice avec ses larges galeries, construit aux environs de 1900, occupé par la résidence et les bureaux du notaire Lavoie. Or un incendie désastreux est survenu dans la nuit du 29 août 1908, détruisant non seulement ce superbe immeuble, mais aussi neuf autres bâtisses adjacentes. Le feu a éclaté vers 1h du matin dans une maison appartenant à Moïse Poulin agent d'assurance (coin 125e rue), dont les occupants étaient absents, et s'est propagé à la maison voisine (à gauche) du notaire Lavoie, occupée au second étage par sa famille. Outre le notaire Lavoie, ceux de l'avocat Arthur Godbout, du Dr Georges Cloutier et de Rodolphe Marcotte, agent d'assurance, furent entièrement ravagés. La grange de Mme Moisan (près de l'édifice Lavoie) a été complètement détruite et sa résidence (celle à gauche de la photo, avec toit à mansarde, construite en 1866) a subi de graves dommages causés par l'eau. Un total de 10 bâtisses furent la proie des flammes, sur une superficie de 500 pieds carrés, dont celles derrière les maisons Moisan et Lavoie, incluant celle de Georges Poulin. Ces gens ne se laissèrent pas décourager. Dès le 6 octobre, le quartier incendié 5 semaines plus tôt renaissait de ses cendres. M. Georges Poulin reconstruisait une maison beaucoup plus grande que celle qu'il avait perdue (blanche, dans la 125e rue). Le Dr Cloutier et le notaire Lavoie ont donné aux habiles frères Bérubé le contrat de construction d'un nouvel édifice en briques à deux étages sur l'emplacement des ruines. Aussi rapidement que le 24 octobre, on installait le recouvrement métallique de la toiture. Et le 23 janvier 1909, MM Lavoie, Godbout, Cloutier et Marcotte prenaient possession de leurs nouveaux bureaux à la même place que ceux incendiés l'été précédent, comme on le voit à la 2e photo, datant de 1913. L'immeuble Lavoie n'est plus blanc, mais de couleur plus foncé et son toit est maintenant plat. La famille Lavoie n'y réside pas, car ils se sont construits une superbe résidence sur la 2e avenue, à peu près vis-à-vis de la première sur la 1re, que plusieurs appellent aujourd'hui la «maison Courchesne». Remarquez que madame Moisan a doublé le superficie de son immeuble en ajoutant une annexe à droite, qui a longtemps servi de Bureau de Poste.


Vers 1935, M. Henri Lacroix acheta l'édifice Lavoie et y apporta d'importantes rénovations et agrandissements, dont un toit en métal à 4 versants incluant une lucarne à l'avant, comme on le constate à la 4e photo. Il y résida avec sa famille jusqu'en 1941, alors qu'il déménagea à nouveau, dans l'ancienne maison de Joseph Gagné sur le boulevard Lacroix, longtemps appelée par la suite «la maison Lacroix», et céda celle de la 1re avenue à son beau-frère Roger Dutil et son épouse qui y élevèrent leur famille. On la voit bien sur la 4e photo, au coin de la 125e rue, en 1961. Un quartier qui n'a jamais cessé d'évoluer.


Photos du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


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1 réactionsCommentaire(s)
  • Quelle évolution de la ville depuis le début des années 1900 à nos jours. Merci Pierre de nous raconter un bout d'histoire de notre ville.

    Louisette G Fouquet - 2019-11-04 11:00