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Les bureaux de poste de la 1re Avenue au fil des décennies.

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17 octobre 2021
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LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Même si le Ministère des Postes ne fut officiellement créé qu’en 1867, le service postal existait déjà auparavant au Canada. À Saint-Georges en 1863, le maître-poste était monsieur François Xavier Bonhomme dit Dulac. En 1885, selon le rapport du notaire Bussières mentionné par l’historien Vézina, il y avait à Saint-Georges cinq bureaux de poste. Celui de Cumberland Mills, tenu par Taylor. Aubert-Gallion, tenu par W. Pozer. Celui de Saint-Georges (dans l’ouest), tenu par Hubert Catellier. Celui de Saint-Georges Est, tenu par Louis Moisan. Et celui de Jersey-Mills, tenu par Cahill. Ceux-ci étaient établis dans la résidence personnelle de chacun des maitres-postes, disséminés dans les cinq secteurs principaux de la ville, de façon à être facilement accessibles à la population locale. Au fil des ans, le service des postes évolua et, en 1914, on décida de construire le premier bureau de Poste appartenant au Ministère des Postes, qu’on voit aux photos 2 et 3, cette dernière ayant été prise lors de la débâcle de 1928. L’immeuble fut érigé sur la 1re avenue, adjacent à la résidence de Jules Moisan, qui fut maintenu dans ses fonctions de maître poste, ayant pris la relève de son père décédé quatre ans plus tôt. Puis en 1939, il fut décidé de construire un nouvel édifice postal plus an nord au centre-ville (photo 1). Au moment de son ouverture, on ferma le vieux bureau de poste qui était le plus proche, soit celui exploité depuis plusieurs décennies par la famille Moisan dont l’immeuble était situé plus au sud, où se trouve aujourd’hui le Comptoir Régional de Beauce (photos 2 et 3). On transféra son directeur Jules Moisan dans le nouveau, qui était situé à l’endroit où se trouve maintenant le Doolys. À première vue, c’était un superbe édifice en briques qui avait fière allure. Il était situé sur la 1re avenue, vis-à-vis de l’hôtel Hermandi de la 2e avenue. Pourtant, ce bel immeuble cachait un vice de construction majeur: étant construit sur de la glaise, il était instable. Quelque années après son inauguration, les employés y travaillant se mirent à entendre des craquements. Au début, on n’y prêta pas trop attention, puisque l’édifice était tout de même récent. Cependant le situation s’aggrava au fil des ans. Les travailleurs de nuit, qui plaçaient le courrier dans les casiers, de même que les postiers de jour, entendaient des craquements de plus en plus forts. Au cours des années, des fissures apparurent sur les murs et devinrent de plus en plus larges et nombreuses. Dans les années ‘50, la situation se détériora tellement qu’on fit appel à des ingénieurs pour trouver la cause de ces problèmes. On découvrit que l’édifice avait été érigé sur un terrain glaiseux où aboutissaient au surplus des sources souterraines provenant d’un ancien tunnel de mine qui partait de plus haut vers le ruisseau d’Ardoise, passait en-dessous de l’hôtel Hermandi et se terminait aux environs de l’endroit où était érigé le bureau de poste. L’eau et les débris glaiseux suivaient la pente du terrain et se faufilaient jusqu’en-dessous du solage du bureau de poste, formant une nappe d’eau souterraine et déstabilisant toute la structure. Plus le temps passait et plus la situation devenait intenable. L’intérieur s’est mis à se briser et le plancher descendait. La structure interne menaçait de s’écrouler. On a donc dû évacuer les lieux et déménager temporairement les activités et tout le personnel au sous-sol de l’hôtel Hermandi en attendant la démolition du bâtiment et la reconstruction d’un nouvel immeuble sur un sol déglaisé, asséché, drainé, remblayé et compacté. C’est en 1960 que le service postal reprit dans l’immeuble que l’on voit sur la 4e photo. Il fut à cet endroit durant 40 ans. Le 21 février 2000, le bureau de poste se relocalisa au 14200 du Boulevard Lacroix, où il se trouve encore aujourd’hui (photo 5). Il y a aussi un comptoir postal à la pharmacie Jean-Coutu située à Place Centre-Ville.

Photos 1 du fonds Claude Loubier. Photo 2 du fonds Jean-Frédéric Chrétien. Photo 3 du fonds André Bolduc. Texte et recherches de Pierre Morin.


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