Les Canadiens de Montréal
Une transaction ou un congédiement dans les temps à venir?
À peine 24 heures après sa défaite contre les Kings de Los Angeles, le Tricolore termine son voyage en Californie avec un revers crève-cœur de 4 à 2 contre les Ducks d’Anaheim.
Pendant que Ryan Getzlaf est devenu le meilleur pointeur de l’histoire des Ducks en ce dimanche, la troupe de Dominique Ducharme complète une fiche médiocre de quatre points sur une possibilité de vingt.
C’est difficile d’être optimiste, dans cette circonstance. Pour une autre partie, le jeu à 5 contre 5 ne montre pas de menaces majeures et les prodiges Suzuki et Caufield sont encore absents de toutes contributions offensives de l’équipe.
À l’interne et à l’externe, des questions sortent de partout orienter vers deux possibilités : conclure une transaction ou changer l’effective au-dessus de l’alignement. On parlait déjà de possibilités durant la saison estivale, mais après un premier huitième de la saison sans émotion ou signes de dominances, les questions méritent d’être posées adéquatement.
Pour commencer avec les transactions, le tout semble délicat. En effet, Montréal ne dispose que très peu d’une profondeur permettant d’obtenir un joueur d’impact dans la formation. Malgré la relève qui s’avère intéressante à moyen et long terme, on ne voudrait pas la sacrifier sachant que l’avenir du club sur la glace est en jeu.
Malgré tout, conclure une transaction pourrait être un geste symbolique et fort à produire prochainement. Marc Bergevin insistait cet été pour dire qu’il croyait à son club, bouger offrirait une marque de confiance, peu présente en ce moment aux joueurs. Ce serait un geste à l’image des acquisitions de Marco Scandella et Ilya Kovalchuk il y a deux ans qui avait fait du bien dans la formation montréalaise.
En ce qui concerne le mouvement d’effectif, ce serait tout autant risqué. En effet, de Ducharme à Burrows, en passant par Éric Raymond et Trevor Letowski, ce sont tous des noms engagés il y a moins d’un an. Cela dit, il serait surprenant de voir l’organisation congédier des membres récemment embauchés.
À moins bien sûr, que l’on se tourne immédiatement vers un remplaçant de Marc Bergevin, marquant ainsi une nouvelle ère dans l’équipe. Il est difficile de savoir ce qui se passe dans le dossier Bergevin, mais en sachant qu’il pourrait quitter à la fin de la saison, pourquoi ne pas recourir à du sang prêt à agir tout de suite?
Finalement, il est très probable qu’aucun de ces scénarios ne se réalise. Comme les médias et les partisans, l’équipe est en manque de solution pour cette saison ne se déroulant pas comme prévu. Présentement, le statu quo est priorisé et c’est ce qui risque d’être le chemin emprunté par la haute direction d’ici la date limite des transactions.
Qui sait, Montréal pourrait même être vendeur, avec Ben Chiarot, Joel Armia et Artturi Lehkonen, faciles à intégrer sur le marché des échanges en février. Si c’était un chemin plausible, Montréal pourrait bel et bien replonger dans une phase de « reset » pour une seconde fois en quelques années.
En collaboration avec Mathieu Bouchard
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