Nous joindre
Publicité

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Ils ont vécu l'innondation de 1917

Ils ont vécu l'innondation de 1917
Photo: Pierre Morin

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

La pire inondation de l’histoire de notre ville n’est pas été le résultat d’une débâcle printanière. C’est arrivé le 31 juillet 1917, à la suite de pluies torrentielles qui se sont abattues sans interruption sur notre ville pendant 12 heures, causant un débordement dévastateur de la rivière Chaudière. 98 bâtiments et plusieurs ponts furent emportés par les eaux. Voici une photo révélatrice de l’état des rues quelques heures après la fin de ces terribles orages. Ceux qui, comme moi, s’intéressent à l’histoire locale ont déjà vu cette photo à plusieurs reprises mais hélas, jamais on ne pouvait identifier la date certaine de celle-ci, l’endroit précis où elle a été prise ni le nom des gens qu’on y aperçoit. Et tout dernièrement, en fouillant dans les milliers de photos à la Société Historique Sartigan, je suis tombé par hasard sur cette petite photo qui m’était familière. Machinalement, je l’ai sortie du cartable pour regarder l’endos... et là, surprise: toutes les informations étaient écrites clairement, sauf pour deux noms et quelques détails que j’ai pu retracer autrement.

Date de la photo: 31 juillet 1917. Prise par le photographe J. A. Gagnon juste devant sa résidence, en direction du voisin d’en face, le cordonnier-sellier Délias Méthot dont on aperçoit le bout de la résidence, à droite de la photo (aujourd’hui le magasin de Chaussures Cameron). En arrière-plan, on voit la rivière Chaudière en direction sud (vers le village Morency). Les quatre femmes juchées sur des troncs d’arbre au milieu du chemin sont, de gauche à droite: Louisa Bilodeau, Cécile Gagnon, Marthe Bilodeau et Louisette Gagnon. Cécile et Louisette étaient les filles de J.A. Gagnon. Et Louisa et Marthe, nièces de J.A., perdirent leurs parents lorsqu’elle n’avaient qu’un et trois ans, alors J.A. et son épouse les adoptèrent et les élevèrent. Plus tard, elles devinrent toutes deux religieuses au sein de la congrégation des soeurs du Bon-Pasteur.

Les deux hommes assis sur un gros billot sont Francis Lemay à gauche et le bijoutier Ephrem Poulin à droite. 7½ ans plus tard, soit le 25 janvier 1925, ce dernier ouvrait sa célèbre bijouterie sur la 1re avenue, là où on trouve aujourd’hui la Librairie Sélect. Superbe photo d’un triste événement.

Photo du Fonds Daniel Rodrigue. Texte et recherches de Pierre Morin.

Visionnez tous les textes de la Société historique


 Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif,
financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation
et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
www.shsartigan.com  -  shsartigan@hotmail.com

facebook.com/shsartigan

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges
ChroniquesPublié à 8h00

Les églises de 1831 et de 1862 à Saint-Georges

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN La première église, qu'on aurait pu appeler une chapelle, dura à peine 30 ans, de 1831 à 1862. On n'en détient aucune photo. En 1935, le frère Adjuteur (Frères de la Charité) a rédigé un «Précis Historique sur la paroisse de St-Georges». De 1933 à 1935, il a interviewé plusieurs personnes âgées pour ...

LIRE LA SUITE
Publicité
La criminalisation du contrôle coercitif
ChroniquesPublié hier à 9h00

La criminalisation du contrôle coercitif

Depuis le 18 juin dernier, après avoir obtenu la sanction royale, le contrôle coercitif est devenu un crime au Canada. Il s’agit d’une grande avancée pour les femmes victimes de violence conjugale. La loi C-16 contient de nombreux changements au Code criminel qui portent sur la violence conjugale, notamment la question du féminicide, du ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Le mémorable Café Paris d'autrefois
ChroniquesPublié le 23 août 2026

Le mémorable Café Paris d'autrefois

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Avez-vous connu l'époque où on pouvait savourer une «patate, sauce, pois» pour 25c ? Accompagnée d'une liqueur pour 15c ? Et si vous aviez un p'tit goût de sucré, pourquoi pas ajouter un «flotteur» aussi appelé «ilot sur Coke», soit une boule de crème glacée dans un verre de Coke pour 20c ? Ces items ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Pierre Morin