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La Société Historique Sartigan

La maison Arthur Grenier Ltée, embouteilleur de Coca-Cola

La maison Arthur Grenier Ltée, embouteilleur de Coca-Cola
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Photo: Société Historique Sartigan

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN

Arthur Grenier est né à Saint-Georges, il était le fils de David Grenier, un cultivateur de Saint-Prosper. Comme il arrivait souvent à l'époque, il quitta l'école à 14 ans pour aller gagner sa vie. Quelque temps plus tard, il se trouva un emploi à Beauceville où il a appris son métier chez Binet et Turgeon, embouteilleurs de Sun Crest. Fort de l'expérience acquise et désireux de posséder sa propre entreprise, il débute vers 1920 à son compte et se lance en plus dans l'élaboration de nouvelles liqueurs, avec l'aide de son beau-frère Ernest Cliche. Ils réussissent rapidement à élaborer de nouveaux sirops de différentes saveurs servant à fabriquer leurs fameuses liqueurs douces qui deviendront si populaires au fil des ans. 

En 1922, il fonde sa compagnie la Maison Arthur Grenier Ltée et devient manufacturier d'eau gazeuse qu'il sera appelé à développer. Au début, il vit des jours difficiles mais peu à peu les affaires deviennent florissantes. Dans les premières années, les chevaux ont suffi comme mode de transport, mais bientôt il a acquis un Ford à pédales. En 1924, il s'installe à Saint-Georges et continue d'opérer son entreprise. En 1927, il décroche la franchise Coca-Cola, ce qui le propulse à une échelle supérieure, son chiffre d'affaires augmente rapidement, ce qui l'oblige à augmenter sa capacité et à se procurer trois camions pour la livraison. À ses débuts, une machine à pieds suffisait à l'embouteillage, il lui en a fallu bientôt deux, puis une machine semi-automatique, et finalement plusieurs machines automatiques «modernes». 

En 1942-43, il s'installe dans de nouveaux bâtiments flambant neufs dans la rue Saint-Antoine (120e rue). L'usine est d'abord au sous-sol de sa résidence (aujourd'hui édifice de la Cordonnerie Saint-Georges) tandis que le reste se passe dans le gros immeuble situé juste à côté (photo 2), l'entreposage des bouteilles vides, des glacières et des frigos à liqueurs ainsi que l'atelier de réparation étaient au deuxième étage, tandis que tous les camions étaient chargés au rez-de-chaussée à chaque jour afin d'être prêts à partir tôt le lendemain matin 6 jours par semaine 52 semaines par année (photos 3, 4 et 5: les camions à différentes époques). Il participait régulièrement à des expositions commerciales (photo 6, vers 1955).

Son entreprise a connu d'excellentes années pendant trois générations. Arthur étant décédé en 1945, sa veuve Mme Maria Breton vendit la division des Liqueurs Saint-Georges à un cousin Georges-Émile Gilbert. C'est le fils d'Arthur, Jean Grenier qui prit en main les affaires de l'entreprise d'embouteillage de Coke. En 1956, celui-ci construisit une nouvelle usine ultra-moderne au 10975 de la 1re avenue, laquelle fut doté des plus récents équipements et agrandi à plusieurs reprises (photo 1, de 1963). Voyez un travailleur dans l'usine (photo 7). Au décès de son père (à l'âge de 43 ans, en 1967), c'est son fils Michel (le petit-fils d'Arthur) qui en est devenu propriétaire pendant plus de 20 ans, jusqu'à la vente de l'immeuble aux Huiles MRG en 1989. Depuis 2010, ce sont les Pneus Robert Bernard qui occupent cet édifice. La compagnie Coke a racheté plusieurs embouteilleurs indépendants au cours des 30 dernières années. Arthur Grenier fut un autre grand bâtisseur beauceron, ceux qui ont goûté à ses délicieuses liqueurs Saint-Georges n'ont jamais oublié, surtout celles à saveur d'orange, de fraise et de crème-soda. 

Arthur Grenier fut l'un des premiers mécènes à donner des $$$ lors des débuts de l'OTJ de l'ouest (ancien Parc des 7-Chutes). De plus, son camion y transportait les enfants vers 1940 (photo 8 ). Une facture de Coke du 29 août 1967 (photo 9): wow, 22 caisses de coke pour 33,60$, ce qui revient à 1,53$ la caisse !!!. Est-ce possible?

Photos 1, 4, 5, 6 et 7 du fonds Claude Loubier. Photos 3 et 9 du fonds Marcel Veilleux. Photo 8 du fonds Romuald Rodrigue. Texte et recherches de Pierre Morin.

Visionnez tous les textes de la Société historique


Fondée en 1992, la Société Historique Sartigan est un organisme à but non-lucratif, financé par les dons, dont la mission est la protection, l'interprétation, la valorisation et la diffusion du patrimoine de Saint-Georges et de ses environs.

 


Centre culturel Marie-Fitzbach (4e étage)
250,18e Rue, CP 6
St-Georges (Qc) G5Y 4S9

418 227-6176
www.shsartigan.com  -  shsartigan@hotmail.com

facebook.com/shsartigan

 

 

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