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Havre L'Éclaircie

Se séparer sans être libérée

durée 09h00
28 février 2026
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Par Havre l'Éclaircie

Lorsque nous abordons la notion de contrôle coercitif, nous faisons souvent référence aux comportements présents pendant la relation. Mais qu’en est-il lorsque la femme décide d’y mettre un terme? Les comportements cessent-ils pour autant?

Malheureusement, non. Bien au contraire. Lorsque la victime met fin à la relation, les comportements de l’auteur de violence ont souvent tendance à s’intensifier. Le niveau de dangerosité peut alors atteindre son seuil le plus élevé. À cette étape, l’ex-conjoint déploie des stratégies variées pour tenter de reprendre le contrôle. N’ayant plus le même accès à la femme, il cherchera par différents moyens à maintenir un lien, qu’il soit désiré ou non.

Le harcèlement

L’une des stratégies les plus courantes après une rupture est le harcèlement. L’ex-conjoint peut multiplier les appels et les messages textes, parfois à raison de dizaines, voire de centaines par jour. L’intensité et le ton des messages peuvent varier.

Dans les premiers temps suivant la rupture, il peut tenter de la reconquérir par des messages empreints de nostalgie :
« La maison est tellement vide sans toi. »
« Je m’ennuie du temps où nous regardions des films collés. »

Ces paroles peuvent semer le doute, raviver des souvenirs et fragiliser la décision de la femme.

À d’autres moments, les messages prennent une tournure plus menaçante ou dénigrante :
« Tu es mieux d’avoir un bon avocat. Tu ne verras plus les enfants, crois-moi. »
« Je plains le prochain gars qui va être avec toi. »

Dans ces situations, la femme peut ressentir de la peur ou une profonde tristesse d’être traitée ainsi.

Surveillance et intrusion

Le harcèlement peut également prendre la forme de surveillance. Certains ex-conjoints passent régulièrement devant le nouveau domicile, se présentent sur les lieux de travail ou suivent la femme dans ses déplacements.

Des gestes qui peuvent sembler, à première vue, attentionnés — comme faire livrer des fleurs à la maison ou au travail — peuvent aussi constituer une manière de maintenir une emprise et de rappeler une présence constante.

D’autres utilisent l’entourage pour obtenir de l’information. Ils contactent la famille ou les amies et s’informent de son état émotionnel. Cette stratégie peut donner l’impression qu’ils se soucient encore d’elle, alors qu’elle vise surtout à recueillir des informations et à rallier des proches à leur version des faits.

L’humiliation

Après une rupture, l’humiliation peut aussi devenir un outil de contrôle. L’ex-conjoint peut publier des messages ou des photos sur les réseaux sociaux en dénigrant la femme, l’accusant d’avoir « gâché sa vie ».

Dans certains cas, il peut aller jusqu’à partager des messages intimes ou des photos à caractère privé sans son consentement. Ces gestes ont pour objectif de rabaisser, d’atteindre la réputation et de fragiliser l’estime personnelle de la victime.

Le contrôle financier

Les finances représentent également un levier puissant. Certains ex-conjoints prolongent volontairement les procédures judiciaires afin d’augmenter les frais d’avocat et d’épuiser financièrement la femme. D’autres peuvent omettre de déclarer certains revenus pour réduire la pension alimentaire ou demeurer sans emploi afin d’éviter de payer ce qui est dû.

Le contrôle peut aussi passer par les dépenses liées aux enfants : refus de contribuer aux activités parascolaires, au matériel scolaire ou aux vêtements. À long terme, ces stratégies peuvent fragiliser sérieusement la situation financière de la femme et accroître son stress.

La violence ne s’arrête pas toujours à la rupture

Les stratégies déployées après une séparation sont nombreuses. Ce qu’il faut retenir, c’est que la violence ne cesse pas automatiquement lorsque la relation prend fin.

Cela dit, aucune femme ne devrait se sentir obligée de demeurer dans une relation où elle ne se sent ni libre, ni respectée, ni écoutée, ni soutenue.

Des organismes comme Havre l’Éclaircie sont présents pour accompagner les femmes dans leurs démarches, les soutenir à chaque étape et les aider à reprendre du pouvoir sur leur vie.

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Si tu te poses des questions sur ta relation et/ou sur les conséquences sur ton enfant suite à la lecture de ce texte, n’hésite pas à nous contacter. Nous sommes là pour t’aider à y voir plus clair.

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