Parti libéral du Québec — Beauce-Sud
Le candidat Alvaro Peressutti en six réponses
Toutes les candidates et les candidats des circonscriptions de Beauce-Nord et de Beauce-Sud, en vue du scrutin du 5 octobre, ont reçu un questionnaire préparé par l'équipe des nouvelles d'EnBeauce.com. Les réponses écrites sont publiées intégralement ci-bas. Une entrevue vidéo, reprenant de vive voix les réponses, accompagne également cet article.
Aujourd'hui: Alvaro Peressutti, candidat du Parti libéral du Québec dans Beauce-Sud.
1. Quels qualificatifs définissent votre candidature?
Entrepreneurial : Vingt ans à développer des marchés et des équipes en entreprise m'ont appris à livrer des résultats, pas juste des intentions.
Rassembleur : Toute ma carrière, j'ai bâti des ponts entre des gens différents autour d'objectifs communs. C'est une méthode, pas une théorie.
Enraciné : Je vis à Saint-Georges avec ma conjointe et mes enfants. Beauce-Sud n'est pas un tremplin pour moi, c'est chez moi.
Pragmatique : Je préfère une solution concrète et mesurable à une promesse qui sonne bien. Je ne veux pas avoir raison, je veux servir.
Ouvert sur le monde : J'ai passé ma carrière à faire rayonner le savoir-faire québécois à l'international. Je sais ce que ça prend pour qu'une PME beauceronne perce à l'étranger. Je maitrise les langues et les cultures.
2. Est-ce qu'un député dans l'opposition est utile pour sa circonscription?
Absolument. Un député, qu'il soit au pouvoir ou dans l'opposition, a le même devoir : porter la voix de sa circonscription, débloquer des dossiers avec l'appareil gouvernemental, et talonner le gouvernement pour qu'il livre. Un bon député d'opposition obtient des résultats concrets pour son monde en travaillant les dossiers avec rigueur et respect, peu importe qui gouverne à Québec.
Ce qui ne serait pas utile pour Beauce-Sud, c'est un député dans un troisième, quatrième ou cinquième parti à l'Assemblée nationale qui choisit la confrontation plutôt que la contribution. Quand on brûle les ponts avec les gens qui pourraient nous aider à faire avancer de vrais dossiers pour notre monde, on n'obtient pas de résultats concrets, parce que ce n'est pas ça, la politique. La politique, c'est rassembler des partenaires différents autour d'objectifs communs pour livrer des gains réels, pas se positionner pour faire du bruit.
3. Qu'est-il urgent de réaliser dans Beauce-Nord qui ne peut plus attendre?
L'accès aux soins de première ligne. Plus de 11,500 personnes dans la région ne sont attitrées à un médecin ou GMF. Ma conjointe est urgentologue à Saint-Georges, je vis ce dossier à la maison. Il faut recruter du personnel de terrain dans le milieu de la santé activement. En parallèle, une plateforme de télésanté accessible 7 jours sur 7 doit être une priorité immédiate pour que les gens puissent avoir accès à un professionnel de la santé directement de chez eux, pas un projet à long terme. En parallèle, notre région ne peut plus attendre pour le prolongement de l’Autoroute-73 : le tronçon de 7,3 km vers la route 173 doit se réaliser, pour la sécurité et le développement économique du sud de la Beauce.
4. Voici cinq enjeux placés par ordre alphabétique: coût de la vie, économie, environnement, santé, tarifs américains. Repositionnez-les en fonction de vos priorités d'action.
Économie : C'est la base de tout le reste. Beauce-Sud vit de ses PME et de ses exportateurs; sans une économie forte, on n'a pas les moyens de financer la santé, le logement ou l'environnement.
Tarifs américains : Un enjeu urgent et concret pour nos entreprises manufacturières, qui exportent massivement aux États-Unis. Diversifier nos marchés n'est plus une option, c'est une nécessité immédiate.
Coût de la vie : Directement lié à la santé de notre économie régionale. Plus nos PME et nos travailleurs prospèrent, plus les familles beauceronnes respirent.
Santé : Un enjeu personnel et quotidien pour chaque famille de la région, particulièrement en attente pour la première ligne.
Environnement : Important, mais pas au prix de nuire au développement économique d'une région rurale et automobile comme la nôtre. Le développement économique et la protection de l'environnement doivent avancer ensemble, pas l'un contre l'autre.
5. Quel rôle devrait jouer le secteur privé dans la prestation des services gouvernementaux québécois?
Un rôle de complément, jamais de remplacement. L'État doit rester le garant de l'accès universel à la santé et à l'éducation. Mais là où le privé peut désengorger le réseau, il faut s'en servir sans dogmatisme. Mon expérience en entreprise m'a appris qu'on doit juger une solution à ses résultats, pas à l'étiquette public ou privé qu'elle porte.
Cela dit, il faut être lucide sur le contexte actuel : avec une pénurie chronique de médecins et d'infirmières et une population vieillissante aux besoins grandissants, ouvrir davantage la porte au privé ne crée pas plus de médecins. On risque plutôt de diluer une offre déjà insuffisante entre un secteur public et un secteur privé attiré par la rentabilité, sans augmenter la capacité réelle du système. Dans ce contexte précis, la priorité doit être de rendre le réseau public plus efficace, avant d'élargir l'accès au privé.
6. Qu'est-ce qui distingue le nationalisme québécois du nationalisme canadien? Sont-ils incompatibles?
Le nationalisme québécois, c'est la fierté d'une nation distincte, sa langue française, sa culture, ses institutions propres. Le nationalisme canadien, c'est l'attachement à une fédération qui unit des sociétés différentes autour d'intérêts communs. Ils ne sont pas incompatibles : le Québec peut pleinement affirmer sa spécificité tout en assumant un leadership fort au sein du Canada. C'est exactement ce qui manque depuis huit ans, un Québec qui reprend sa place à la table plutôt que de la bouder ou de vouloir la quitter, ça c’est du nationalisme toxique!
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