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Campagne électorale

L’agriculture régionale ne doit pas céder sa place aux projets énergétiques 

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Photo: Archives EnBeauce.com

La campagne électorale provinciale étant  maintenant bien engagée, la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches souhaite  rappeler l’importance stratégique de l’agriculture pour la région et faire entendre les préoccupations des productrices et producteurs auprès de celles et ceux qui aspirent à les représenter à l’Assemblée nationale. 

La Chaudière-Appalaches est la deuxième région bioalimentaire en importance au Québec.  Avec 5 692 exploitations agricoles, près de 2 milliards de dollars en recettes provenant du  marché et plus de 8 000 emplois directement liés au secteur, l’agriculture joue un rôle majeur  dans l’économie régionale et dans la vitalité de ses communautés. 

« Dans un contexte où l’autonomie et la sécurité alimentaires prennent toute leur importance,  l’agriculture doit demeurer au cœur des discussions. Nous demandons aux candidats de  prendre des engagements clairs. Le développement de nouvelles infrastructures doit se faire  ailleurs que sur nos terres agricoles », affirme James Allen, président de la Fédération de  l’UPA de la Chaudière-Appalaches. 

Les projets énergétiques doivent préserver le territoire agricole  

Au cours des prochaines années, le développement du réseau électrique et de nouveaux  projets éoliens accentuera la pression sur le territoire agricole. Lignes de transport, postes  électriques, éoliennes et infrastructures connexes peuvent entraîner des pertes de  superficies cultivables, le morcellement des terres, des contraintes pour la machinerie et le  drainage, en plus d’affecter des érablières et les possibilités de développement futur des  entreprises agricoles.  

Seulement 2 % du territoire québécois est réellement cultivé. Cette ressource limitée et non  renouvelable doit être protégée. La Fédération demande donc que l’évitement des terres  agricoles, des érablières et des bâtiments agricoles soit privilégié dès la conception des  projets. Dans le cas des infrastructures de transport d’électricité, les emprises existantes  doivent notamment être considérées en priorité. 

« Chaque hectare compte. Le développement énergétique est nécessaire, mais il doit se faire  en préservant nos terres agricoles et nos érablières. Avec 98 % du territoire québécois qui n’est pas occupé par l’agriculture, les projets énergétiques doivent être planifiés ailleurs. Les  décisions prises aujourd’hui ne doivent pas compromettre notre capacité de produire demain », insiste James Allen. 

Des engagements concrets attendus des candidats 

La protection du territoire n’est toutefois qu’un des enjeux auxquels font face les entreprises  agricoles. Hausse des coûts de production, lourdeur administrative, main-d’œuvre, gestion  des risques, changements climatiques, relève et transfert des fermes font également partie  des préoccupations que la Fédération souhaite voir abordées pendant la campagne. 

La Fédération attend également des candidates et candidats un engagement ferme envers la  mise en marché collective, un outil essentiel qui permet aux productrices et producteurs de  parler d’une seule voix et d’obtenir une juste rémunération pour leurs produits. Elle les invite  à aller à la rencontre des productrices et producteurs de leur circonscription, à écouter leurs  réalités et à prendre des engagements concrets pour l’avenir de l’agriculture régionale. 

« La Chaudière-Appalaches est une grande région agricole. Nous voulons savoir quelle place  les candidats entendent lui donner au cours des prochaines années. La campagne électorale  est le moment de prendre des engagements clairs envers celles et ceux qui nourrissent le  Québec », conclut James Allen. 

Signalons que l’UPA de la Chaudière-Appalaches regroupe et représente les 9 175 producteurs agricoles propriétaires des 5 692 fermes sur le territoire des dix MRC de la  région administrative de la Chaudière-Appalaches.

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