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Conservation de la nature Canada (CNC)

Les Canadiens invités à participer à l'inventaire des espèces naturelles

durée 05h00
19 juillet 2022
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Gabrielle Denoncourt
Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Les Canadiens ont l’occasion de poser un geste pour l’environnement tout en se payant du bon temps dehors.

Du 28 juillet au 1er août, Conservation de la nature Canada (CNC) invite les citoyens à sortir dehors et à documenter leurs observations de plantes et d’animaux dans l’environnement, là où ils se trouveront à ce moment.

C’est la troisième fois que CNC mène ce qu’il appelle son Grand BioBlitz à travers le Canada. Les observations peuvent se faire autant dans sa cour, sur son balcon ou durant son heure de lunch qu’en excursion en pleine nature.

Claude Drolet, chargé de projet à l’intendance des terres chez CNC, souligne avoir été agréablement surpris par les observations de l’an dernier, alors que le papillon monarque a été le plus souvent rapporté. «Je trouve ça super intéressant qu’une espèce en péril soit l’espèce la plus observée dans le projet!» 

Par contre, «les oiseaux sont ceux où on peut aller chercher le plus d’observations inusitées», notamment dans le sens où ils sont régulièrement repérés là où on ne s’y attendait pas, précise M. Drolet, qui est également ornithologue.

L’organisme de conservation recueille les observations et photographies qui seront intégrées dans ce vaste inventaire participatif d’espèces. Un tel exercice mené à l’échelle canadienne permet d’amasser d’importantes données sur les populations et la distribution des espèces observées. En retour, ces données guideront les scientifiques et les responsables de la planification en conservation dans la mise en œuvre de projets de protection et de restauration de milieux naturels à travers le pays.

Conservation de la nature Canada procède régulièrement à l’achat de terrains dans le but de protéger ce qui s’y trouve et ces observations s’intègrent dans cette démarche, souligne M. Drolet. «Les connaissances sur les espèces en péril vont servir à nos processus d’analyse de priorisation. On se base sur la science pour prioriser les sites qu’on veut protéger, pour essayer d’avoir les espaces−clés pour la protection d’espèces en péril par exemple.»

En même temps, Conservation de la nature Canada fait valoir que l’occasion est propice pour amener la population à jeter un œil plus attentif à la nature qui l’entoure et en apprendre davantage sur la biodiversité, sans compter les effets bénéfiques reconnus du plein air, tant pour la santé physique que mentale.

Un guide pratique

Pour participer au Grand BioBlitz, il suffit de s’inscrire à conservationdelanature.ca/bioblitz. Chaque personne inscrite reçoit un guide pratique, des conseils pour la prise de photos, des informations sur l’identification des espèces.

L’organisme explique que le signalement de plantes envahissantes comme l’alliaire officinale ou d’un oiseau rare comme le pic à tête rouge ont chacun leur importance. Ces données peuvent par la suite servir à déterminer les habitats d’espèces en péril qui doivent être protégés ou la propagation d’espèces envahissantes.

«Les gens peuvent même signaler les espèces qui sont dans leur parterre, mais ils doivent cocher la case qui indique que c’est une espèce cultivée, lorsque c’est le cas», indique Claude Drolet. Quand ce n’est pas une espèce indigène, «c’est intéressant de voir lesquelles ont un potentiel envahissant», explique−t−il.

En bout de ligne, toutefois, «l’objectif du projet, ce n’est pas seulement l’accumulation de connaissances scientifiques, mais aussi d’augmenter la sensibilisation des gens à la nature proche de chez eux et de les amener à aller observer cette nature et voir l’importance qu’elle peut avoir dans leur vie», confie M. Drolet.

L’an dernier, plus de 6500 personnes ont inscrit plus de 36 000 observations à travers le pays dans le cadre de l’activité. Une personne du Québec particulièrement enthousiaste a fait plus de 280 observations au cours des trois journées.

Pierre St−Arnaud, La Presse Canadienne

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