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Caractérisation piscicole

Seize espèces recensées dans quatre affluents de la Chaudière

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24 avril 2025
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Léa Arnaud
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Par Léa Arnaud, Journaliste

Le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) a réalisé des pêches électriques en juillet 2024 afin de caractériser des populations de poissons dans les MRC de Beauce-Centre, des Etchemins, de Lotbinière et de la Nouvelle-Beauce.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre de projets d’amélioration de cours d’eau prévus dans les prochaines années.

Ainsi, l'organisme du bassin versant de la rivière Chaudière s'est attelé à quatre cours d’eau différents, soit la rivière Chassé à Sainte Marie, le Bras Saint-Victor à Saint-Victor, le Petit bras d’Henri à Saint-Narcisse-de-Beaurivage et la Décharge du Lac à Busque à Saint-Benjamin. Au total, six stations ont été inventoriées. 

Voici les résultats obtenus:

- Bras Saint-Victor: 75 poissons identifiées,

- Petit Bras d'Henri: 47 poissons identifiées,

- Rivière Chassé: 82  poissons identifiées,

- Décharge du lac à Busque: 72 poissons identifiées.

Au total, 16 espèces de poissons différentes ont été pêchées, dont l'achigan à petite bouche,  la barbotte brune, la perchaude et l'omble de fontaine. 

Une démarche renouvelée chaque année 

Le COBARIC réalise des pêches annuellement afin de documenter la population piscicole  dans des secteurs ciblés. Les informations récoltées sont utilisées comme leviers pour la réalisation d'études ou de travaux de réaménagement des cours d'eau. « Pour convaincre les  partenaires d’un milieu de mettre un projet sur pied, il faut souvent leur arriver avec de  premières données concrètes. Pour cela, un rapport d’inventaire piscicole est généralement  apprécié », a expliqué Véronique Brochu, directrice générale du COBARIC.  

Par ailleurs, les données servent aussi au suivi des populations sur un temps plus long. « Chaque saison, nous transmettons nos données de pêche au ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les Changements climatiques, de la Faune et des Parcs, qui les intègre à  ses suivis à long terme », a-t-elle ajouté.

En 2024, le projet a bénéficié d’une aide financière d’Héritage Faune, la fondation de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs qui promeut la conservation et la mise en valeur des espèces et des habitats fauniques.  

Toujours grâce au financement de la fondation Héritage faune, le COBARIC réalisera des pêches sur les rivières du Loup et Pozer, en milieu agricole à l'été 2025. Une dizaine de stations d’échantillonnage y sont prévues.  

À savoir sur la pêche électrique  

Bien que son nom puisse surprendre, la pêche électrique est une méthode de recensement respectueuse du poisson. Un champ électrique, contenu dans une section contrôlée du cours d’eau, permet de neutraliser temporairement les poissons pour les capturer, les identifier et  les mesurer. Lors de l’exercice, tous les poissons sont relâchés vivants de façon sécuritaire. 

Cette méthode est encadrée et nécessite un permis SEG (permis pour la capture d’animaux sauvages à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune) délivré par le ministère.  

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