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Bilan SOPFEU

Une très faible superficie des forêts québécoises brûlée cette année

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29 octobre 2022
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Gabrielle Denoncourt
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Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Les forêts québécoises ont été largement épargnées par le feu cette année selon le bilan de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

En effet, seulement 242, 9 hectares (ha) de forêt ont été affectés par le feu en Zone de protection intensive (ZPI). Il s’agit de l’une des plus petites superficies brûlées depuis que des données statistiquement comparables sont disponibles. Ainsi, depuis 1984, seules les années 2004 (258,4 ha) et 2008 (132,7 ha) peuvent se comparer à la dernière saison.

Bien que l’on compte 389 feux de forêt, ils sont bien en deçà de la moyenne annuelle des dix dernières années, qui se situe à 472 incendies.

Pour ce qui est de la Zone nordique, où la SOPFEU ne combat que les feux menaçant des communautés ou des infrastructures stratégiques, 18 incendies ont embrasé la forêt au cours de la saison.

Deux semaines particulièrement intenses

Les équipes de la SOPFEU ont été particulièrement occupées au début de la saison, du 30 avril au 14 mai. Juste à cette période, 212 incendies ont pris naissance. Cela correspond à 55 % de tous les feux répertoriés au cours de la saison entière.

Le temps anormalement sec dès le début du jour et des températures particulièrement élevées ont fait en sorte que le danger d’incendie variait d’élevé à extrême durant cette période.

La SOPFEU a rapidement émis une interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité pendant une durée de neuf jours. La séquence de sécheresse a cependant pris fin au milieu du mois en raison des conditions météo favorables, caractérisées par le passage de plusieurs systèmes dépressionnaires qui ont perduré, de façon régulière, tout au long de l’été.

Ainsi, les mois de juin et de juillet ont été marqués par des quantités de pluie régulières et importantes, au-dessus des normales de saison. Conséquemment, il n’y a pas eu d’assèchement de la végétation.

En juin, le Québec a même enregistré une séquence de 15 jours sans feu de foudre ni feu actif, ce qui est particulièrement rare en cette période de l’année. Au total, seulement dix feux ont été comptabilisés en juin, constituant le record du plus petit nombre d’incendies en 40 ans pour un mois de juin.

Retour à la normale à la fin de l’été et à l’automne

Le mois de juillet a été marqué par une quantité inférieure d’incendie avec un total de 44 feux, alors que la moyenne des dix dernières années se situe à 94. Cependant, dès la fin de la saison les incendies ont repris correspondant davantage à la moyenne pour les mois d’août (49 incendies pour une moyenne de 58), septembre (22 incendies pour une moyenne de 21) et octobre (10 incendies à ce jour pour une moyenne de 12).

Prêt de ressources

La saison calme au Québec a permis à la SOPFEU de venir en aide, dès la fin juillet, à l’Alberta qui connaissait plusieurs incendies. Soixante pompiers forestiers accompagnés par près d’une dizaine de spécialistes ont prêté main-forte à leurs homologues albertains.

Au début août, deux avions-citernes et un avion d’aéropointage, ainsi que leurs équipages respectifs ont été dépêché à Terre-Neuve-et-Labrador. Quelques semaines plus tard, 20 pompiers sont venus en aide à l’État de New York aux prises avec d’importants incendies dans le parc d’État Minnewaska.

Les pompiers de la SOPFEU se sont rendus en Nouvelle-Écosse après le passage de l’ouragan Fiona, afin de disposer des nombreux arbres endommagés. C’est un total de quarante pompiers forestiers et trois spécialistes qui ont quitté le Québec pour se rendre à Truro. Les équipes de la SOPFEU ont été appelées à émonder, abattre et débiter des arbres qui représentaient un risque pour la sécurité de la population.

Des mesures de prévention qui portent ses fruits

Au cours de la dernière saison, 73 incendies sont attribuables à des mégots de cigarette jetés au sol, 66 incendies ont comme origine un feu de camp mal éteint et 82 feux de forêt ont été causés par un brûlage de rebut.

Globalement, 94 % des incendies allumés au Québec cette année sont imputables à l’activité humaine. Malgré ces statistiques, la SOPFEU rappelle que depuis 1984, une diminution moyenne de 11 incendies de cause humaine par année a été observée, ce qui démontre bien l’efficacité des efforts de prévention déployés par la SOPFEU, les services incendie municipaux et différents partenaires.

La collaboration de tous demeure essentielle pour continuer à diminuer l’occurrence de feux. 

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