Les jeunes émerveillés au premier camp du Cimic
Une trentaine de garçons de 10 à 14 ans d’un peu partout sur le territoire de la Beauce-Etchemin semblent apprécier énormément leur première expérience de camp de vacances qui se déroule durant la relâche, sur le thème de la technologie au Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière. Ce camp de vacances de trois jours vise à allumer la flamme en eux afin leur goût de la réussite.
Les jeunes participants pourront pendant trois jours se familiariser avec différentes technologies dans les secteurs de la mécanique auto, de l’électricité, de la mécanique industrielle, des techniques d’usinage, du soudage-montage et du dessin industriel. Ces jeunes réalisent qu’ils vivent une expérience hors du commun. « J’adore vraiment cela, c’est vraiment cool », affirme Jeff Fournier. « On capote », ajoute Dérek Bisson-Busque.
Concrètement, ces jeunes ont pu souder, fabriquer des robots, concevoir des autos miniatures, réparer un véhicule automobile, fabriquer un labyrinthe miniature en techniques d’usinage, mais surtout découvrir des métiers d’avenir. Le plus plaisant de la chose c’est que les jeunes repartent aussi avec les objets qu’ils ont fabriqués et montés. Louis-Étienne Dallaire, un jeune participant était loin d’être déçu de cette première expérience au Cimic. « Je trouve cela très bien. Je suis venu apprendre des choses et voir c’est quoi le Cimic », lance ce dernier.
Le personnel enseignant est devenu vite des adeptes du camp. Sébastien Dulac, enseignant en mécanique au Cimic depuis janvier, aurait bien aimé vivre ce genre de camp technologique lorsqu’il était plus jeune. « Avec certitude, c’est un camp au point de vue science et technologique qui est vraiment plaisant », commente le professeur.
Sous sa supervision, les jeunes participants ont pu changer une conduite d’échappement sous le véhicule et même remettre en marche la voiture de course du Cimic. « Ils ont pu résoudre des problèmes. C’est impressionnant. Ils ont changé les bougies et les fils d’allumage et ont remis le moteur en marche », précise l’enseignant dans la mi-vingtaine.
Martin Faucher, professeur en mécanique industrielle a d’emblée soulignée cette initiative rassembleuse ayant mobilisé le personnel depuis octobre dernier. M. Faucher a souligné l’avant-gardisme de la directrice du Cimic, Chantal Doyon et son équipe. « Cela permet à l’élève qui n’a pas eu la chance d’apprendre de venir ici et de voir oui il y a une possibilité pour toi. Si le jeune est capable d’avoir la passion d’apprendre, c’est immense, il y a une job pour toi plus tard. Aujourd’hui touchent, visualisent et regardent. Ils vont finir par avoir le feu (sacré) », précise M. Faucher.
Découvrir la mécanique industrielle
Dans le cadre de ce camp, Martin Faucher a pu faire découvrir ce vaste domaine de la mécanique industrielle aux jeunes élèves par le biais d’un atelier interactif des plus intéressants. Il a même fourni un guide pour que ces jeunes comprennent l’étendue de la mécanique industrielle de la pneumatique, l’hydraulique, l’électricité et la mécanique.
Chaque groupe de jeunes a pu fabriquer une auto miniature alimentée par les piles ou à partir d’un panneau solaire. Ils ont donc fait la course, mais aussi fait avancer un véhicule muni d’un compresseur. Les élèves devaient déterminer la bonne pression de l’air pour faire avancer le véhicule le plus loin possible. Deux activités grandement appréciées par les élèves.
Un programme attrayant
M. Faucher souligne que ce programme attire des étudiants de tout le territoire et de tous les âges. « Nos étudiants ne sont pas uniquement de Saint-Georges, ils viennent de loin dont de Saint-Côme, Saint-Ludger et Saint-Théophile. Nous avons même des étudiants réguliers âgés de 50 ans et 54 ans. D’autres étudiants font l’aller-retour de Québec-Saint-Georges tous les jours pour étudier la mécanique industrielle, c’est fou. Si je développe un peu plus, dans les stages nos élèves en entreprise sont vraiment bien appréciés », indique le professeur en mécanique industrielle.
« On ne travaille pas seulement pour améliorer les compétences, mais aussi la personne. Visant toujours la réussite des élèves, l’équipe s’applique à transmettre son savoir, son savoir-faire et son savoir être », conclut M. Faucher.
