Un arrêt à six contre trois
La Cour suprême confirme l'élargissement de la protection des victimes de viol
La Cour suprême du Canada a confirmé l’élargissement de la loi canadienne sur la protection des victimes de viol apporté par les libéraux il y a quatre ans.
Dans un arrêt rendu jeudi à six contre trois, le plus haut tribunal a déclaré que les règles élargies visant à empêcher davantage que le passé d’une présumée victime d’agression sexuelle ne soit utilisé contre elle en preuve lors d’un procès sont «constitutionnelles dans leur intégralité».
Des lois contre les agressions sexuelles ont été promulguées il y a une quarantaine d’années pour empêcher que des antécédents sexuels de la plaignante dans une affaire d’agression sexuelle soient utilisés contre elle au procès, pour la discréditer.
Le Code criminel stipule que les éléments de preuve portant sur les activités sexuelles antérieures d’une plaignante qui ne sont pas liés aux accusations portées ne peuvent être admis qu’avec la permission d’un juge, à la suite d’une audience à huis clos.
Ces éléments de preuve ne peuvent pas être utilisés pour déduire que la plaignante est «moins digne de foi ou plus susceptible d’avoir consenti à l’activité à l’origine de l’accusation».
En 2018, les libéraux ont élargi la définition de ce que comprend cette preuve pour y ajouter les communications à caractère sexuel, comme des courriels ou des vidéos, ainsi que les documents concernant la plaignante qui sont en la possession de l’accusé.
Le gouvernement a également accordé à la plaignante le droit de participer à l’audience sur l’admissibilité de cette preuve, avec le juge, et d’y être représentée par un avocat.
Dans l’arrêt de jeudi, la majorité des juges affirme que «le droit à un procès équitable ne garantit pas le procès le plus avantageux possible».
Ils concluent que «prendre la plaignante par surprise avec ses propres dossiers très privés au procès peut être injuste pour elle et aller à l’encontre de la recherche de la vérité».
«Le droit à un procès équitable (...) exige la prise en considération des intérêts à la protection de la vie privée des autres personnes qui se retrouvent dans le système de justice.»
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Un conseiller municipal de Saint-Zacharie admet avoir agressé sexuellement une fillette
Conseiller municipal et pompier volontaire à Saint-Zacharie, Mario Larivière a plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels sur une mineure et de non-respect d’une promesse. Lors de son passage devant la juge Josée Lemieux au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce le 25 septembre dernier, il a reconnu avoir touché une partie du ...
LIRE LA SUITE
«Ces erreurs ne définissent pas l’homme que je suis aujourd’hui», dit Bryan Gingras
Accusé d'avoir commis des actes de fraude envers son ex-employeur, l'ancien directeur général des Festivités Western de Saint-Victor, Bryan Gingras, a fait son mea culpa sur les réseaux sociaux. « Avec le recul, je me sens profondément mal pour certains gestes que j’ai posés. J’y pense tous les jours. Mais, ces erreurs ne définissent ...
LIRE LA SUITE
Fraude aux Festivités Western de Saint-Victor: le conseil d'administration se dit «victime»
Le conseil d'administration des Festivités Western de Saint-Victor estime être « la victime» dans le dossier de fraude impliquant son ancien directeur général, Bryan Gingras. C'est du moins ce qu'indique un communiqué de presse de l'organisation, émis cet après-midi via les réseaux sociaux. Rappelons que vendredi, le Commissaire à la ...
LIRE LA SUITE