Décision du 6 juillet 2023
Agression sexuelle: Michaël Veilleux passera 42 mois en prison
Le juge Frank D’amours a condamné Michaël Veilleux à 42 mois de prison ferme pour avoir agressé sexuellement sa soeur Myriam Veilleux, dans la nuit du 10 au 11 mars 2018.
C’est la décision qui a été rendue aujourd’hui au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce alors que l’accusé avait été reconnu coupable par ce même juge lors de l'audience du 20 mai 2022.
Michaël Veilleux devra également respecter une ordonnance de non-communication avec la victime et ses enfants durant sa période de détention. Son nom sera aussi inscrit au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans et il ne pourra posséder aucune arme de première catégorie pendant 10 ans, ni de seconde catégorie, et ce à perpétuité.
« Les victimes d'agression sexuelle n'ont pas à demeurer silencieuses », a mentionné le juge qui considère cette décision juste et dissuasive.
Après avoir été en liberté depuis le début des procédures, l'homme de 35 ans est reparti de la salle avec les menottes aux poignets. Il restera peu expressif pendant toute la durée de son passage en cour aujourd’hui.
La victime, Myriam Veilleux, était présente également et accompagnée par plusieurs proches. Elle a versé quelques larmes alors que le juge a dû rappeler certains détails de l’événement pour les procédures. On se souvient alors que les faits sont survenus le 11 mars 2018 alors que madame Veilleux avait organisé une fête de famille pour les 60 ans de leur père. Elle a été droguée puis conduite au Grand Hôtel à Saint-Georges, où elle s'est réveillée aux alentours de 5 h du matin après avoir été victime de cette agression.
Dans la salle 1.10 du palais de justice, le magistrat a souligné les nombreuses conséquences que cet événement a eu pour la victime, mais aussi pour sa famille. Il a aussi mentionné le manque de cohérence entre les différents témoignages du coupable, le rendant donc peu crédible. « Le tribunal ne retient pas la version de l'accusé qui dit n’avoir aucun souvenir de cette nuit à l'hôtel. »
Rappelons que le procès-verbal émis à la suite de son verdict de culpabilité indique que la défense n'a présenté aucun témoignage tandis que la poursuite en avait plusieurs, notamment les deux autres frères de la victime et l'enquêteur Louis-David Paré qui était responsable de ce dossier. Des preuves remises à la cour ont également permis au juge de prendre sa décision, comme des échantillons ADN et la trousse d'examen médicolégale prélevée sur la plaignante tout juste après les faits. Il y avait aussi des extraits vidéos provenant du Grand Hôtel (13 segments) et des relevés de transaction dans l'établissement.
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