Catherine Giroux s'est adressée au juge
Tir sur une policière : la procureure requiert jusqu’à 18 ans de prison pour Marco Rodrigue
Ce mercredi 13 novembre, au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, les parties ont présenté leurs arguments sur la peine à imposer à Marco Rodrigue, reconnu coupable de tentative de meurtre sur l’agente Catherine Giroux.
En ouverture, cette dernière a livré un témoignage émouvant, exprimant la douleur quotidienne et les séquelles psychologiques qui marquent son quotidien depuis l’incident, déclarant que sa vie ne sera plus jamais la même. Elle a aussi rappelé combien son métier de policière, auquel elle avait consacré sa vie avec passion, a été bouleversé de façon irréversible.
Me Harbour, représentant la poursuite, a souligné la gravité de l’infraction, qualifiant cet acte comme « l’un des crimes les plus graves » du Code criminel. Elle a insisté sur l’intention de tuer, l’absence de remords et les impacts durables pour la victime. Selon elle, une peine de 15 à 18 ans s’impose pour tenir compte du recours à une arme à feu et du mépris envers l’autorité.
Pour la défense, Me Cozak a plutôt proposé une peine de 9 ans, expliquant que l’acte de Marco Rodrigue n’était ni planifié ni animé par un appât du gain. Il a souligné l’absence d’antécédents judiciaires de l’accusé, son comportement exemplaire en détention, ainsi que sa coopération lors de l’arrestation. Pour la défense, les circonstances appellent à une peine moindre, estimant que la catégorie de 7 à 15 ans serait plus appropriée.
La sentence sera prononcée par le juge Louis Dionne le 21 novembre à 14h.
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