Après avoir tenu des assemblées publiques de consultation le 4 juillet dernier, le gouvernement québécois a procédé à des modifications aux zones d’intervention spéciales (ZIS). 20 000 résidences et 30 municipalités ont été exclues de celles-ci. 

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20% des propriétés qui figuraient dans cette première version des ZIS ont été retirées et ne seront plus frappées d’une interdiction de se reconstruire si elles ont subi des dommages importants. 

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) avait reconnu dans les derniers jours que la carte qui avait été présentée le 17 juin dernier était inexacte. Malgré cette deuxième mouture, il est possible que des erreurs figurent encore sur ces cartes.  

« Il est possible que des imprécisions subsistent. Les municipalités auront jusqu’au 19 août pour soumettre des demandes d'ajustement », a expliqué le MAMH.

Une autre version de ces cartes qui tiendra compte des commentaires reçus devrait être présentée en septembre. 

Soulagement

La délimitation de ces zones avait suscité l’inquiétude et le mécontentement dans bien des municipalités. À Beauceville notamment, le maire François Veilleux reprochait aux experts de ne pas avoir tenu compte des données que la ville possédait déjà. Il avait même qualifié de « catastrophe » la carte qui avait été dessinée.

À Saint-Joseph, cette nouvelle cartographie soulage le maire Pierre Gilbert. 

« Nous avons signalé les incongruités tout de suite quand on nous a présenté les cartes. Le ministère a accepté les recommandations que nous avons émises. 130 résidences et commerces qui figuraient sur ces cartes n’y sont plus. » - Pierre Gilbert.

Du côté de Sainte-Marie, l’administration était, elle aussi, satisfaite. 

« La ZIS était très large. Ils [ le MAMH ] se sont ramenés à la zone 0-20 ans » a expliqué Georges Larocque, directeur du service d’urbanisme de la ville de Sainte-Marie. Ce dernier a dit comprendre le gouvernement d’avoir voulu agir par prévention en dressant des zones plus importantes que la réalité.