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Étude du Réseau des groupes de femmes

Politique municipale: seulement 15% de mairesses en Chaudière-Appalaches

Politique municipale: seulement 15% de mairesses en Chaudière-Appalaches
Photo: Archives EnBeauce.com

Une recherche-action, menée au cours de la dernière année et rendue publique aujourd'hui en conférence de presse par le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches (RGFCA), révèle que seulement 15 % de mairesses sont à la tête des municipalités du territoire administratif.

L’ensemble des conseils municipaux de la région sont bien loin de la parité homme-femme. En effet, Chaudière-Appalaches se classe à l’avant-dernier rang des régions administratives du Québec quant à la présence des femmes en politique municipale: outre le maigre 15 % de mairesses, les conseillères ne sont que 30 % . 

Un seul conseil est égalitaire en termes de répartition hommes-femmes. Il s'agit de celui de la Ville de Lévis. Des 947 élus du territoire administratif, 28% sont des élues. En Chaudière-Appalaches, ce sont 40% des conseils municipaux qui n’ont aucune femme ou une seule. C'est dans la MRC de Bellechasse qu'on en compte le plus (35%) et dans celle de Beauce-Sartigan qu'on en dénombre le moins (19,8%).

De plus, 70% des conseils municipaux sont sous le seuil de parité, la MRC de Bellachasse affichant encore ici le meilleur score (45%) et Beauce-Sartigan se trouvant en dernière position (12,5%).

Au dernier scrutin municipal de 2017, les femmes ne formaient que 26% de toutes les candidatures aux postes de conseillères et de mairesses. À ce chapitre, la situation stagne depuis plusieurs années.

Cette enquête a été menée dans le cadre du projet Ensemble vers la parité et l’égalité en Chaudière-Appalaches et vise justement à augmenter les candidatures féminines aux élections municipales qui auront lieu en novembre prochain dans l'ensemble du Québec.

L'étude révèle aussi les principaux obstacles et conditions d'exercice de la politique municipale en région qui est encore majoritairement masculine.

« Le premier changement qui doit s'opérer dans le système est de reconnaître que les femmes ont leur place en politique municipale », a indiqué Karine Drolet, directrice générale du RGFCA, lors de la conférence de presse.

Aussi présente lors du dévoiement de la recherche, la ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable de la région de Chaudière-Appalaches, Marie-Eve Proulx, estime que l'arène municipale est la meilleure tribune pour faire changer les choses, ayant elle-même été conseillère et mairesse dans le passé. « C'est le pouvoir le plus près du milieu de vie », a-t-elle indiqué.

Au cours des prochaines semaines, le RGFCA tiendra une série de visioconférences à travers Chaudière-Appalaches pour diffuser les résultats de la recherche et inciter les femmes à faire le saut en politique municipale. En vue du scrutin de novembre prochain, le regroupement s'est fixé comme modestes objectifs de hausser le nombre de candidatures féminines de 5% en espérant une croissance des élues de deux pour cent.

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