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Conseil de ville

Grève des loisirs : le maire exhorte les employés à « revenir à la table des négociations »

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14 mai 2024
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Germain Chartier
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Par Germain Chartier, Journaliste

Lors du conseil de ville de Saint-Georges, ce lundi 13 mai, le maire, Claude Morin, a pris la parole en fin de séance, pour donner quelques informations sur les propositions patronales qui avaient été rejetées par le syndicat.

De plus, plusieurs parents sont venus se plaindre d'être « pris en otage » par la grève, après l'annonce des annulations d'activités pour la période estivale. 

« Je voulais parler un peu de la grève, car il y a beaucoup de désinformations. J'ai pu parler à beaucoup d'entre vous (les grévistes) et je sais que si je demandais à certains de revenir travailler demain, ils le feraient. Mais je ne peux pas, c'est dans vos pouvoirs et c'est votre syndicat qui a déclenché une grève illimitée et je ne peux pas l'influencer. C'est malheureux, car on a pris une population en otage », a débuté le maire Morin en fin de conseil. 

Par la suite, le maire est revenu sur les nombreux avantages dont peuvent profiter les employés de la Ville de Saint-Georges. 

« Quelques détails quand même. Quand on parle d'appauvrissement, si on recule de 10 ans, quand l'inflation était en bas de 1 %, on vous donnait 2,5 ou 3 %. Dans mon livre à moi, on était meilleur que l'inflation. Vous savez, vous faites partie d'un groupe qui a 11 jours de congés maladie. J'ai fait le tour au salon de l'emploi, et ça n'existe pas nul part. C'est souvent six jours. Mais il y a aussi des entreprises où c'est zéro. La grande majorité des gens ont aussi cinq semaines de vacances et vous avez le droit à une sixième sans solde. L'assurance collective est aussi payée. La Ville paye aussi 100 % de la part de l'employé à votre fonds de pension », a-t-il détaillé. 

Après ça, le maire a voulu donner les chiffres concernant l'offre qui avait été mise sur la table lors des négociations en début d'année. Celle-ci aurait été de 16,6 % sur cinq ans, pouvant aller jusqu'à 24 % pour les salariés étant concernés par les primes de soir et fin de semaine. 

« Écoutez, c'est vraiment beaucoup d'argent et j'espère que vous étiez tous au courant de ses données quand vous avez voté. Je sais que l'inflation a fait du mal à tout le monde. Mais tout le monde s'est appauvri. Tout le monde a eu des baisses de salaire ou une baisse du pouvoir d'achat. Ce que je veux aujourd'hui, c'est qu'on s'assoie à la table et qu'on discute, parce qu'on pénalise beaucoup de gens. Une grève, c'est jamais gagnant. Ça fait 11 semaines et on commence à faire des plans pour septembre. Je vous demande poliment et gentiment de revenir vous asseoir à la table (des négociations) », a continué le maire. 

Il a également fait part aux nombreuses personnes présentes dans la salle, que le conseil ne pouvait pas accepter les demandes actuelles, sachant que cela aurait forcément un impact dans le compte de taxes des citoyens.

« Si on vous le donne à vous, il faudra le donner à tout le monde. La Ville ne fait pas de profit. J'ai 15 000 payeurs de taxes que je respecte. Ils payent vos salaires et nos salaires. Je ne peux pas faire des augmentations de 16 ou 17 % sur le compte de taxes ».

 

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