Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Lettre ouverte

Abolition de la plus basse soumission: le premier ministre doit donner suite à son engagement

durée 06h00
13 avril 2021
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Par Salle des nouvelles

Nous reproduisons ici l'intégrale d'une lettre ouverte signée par le vice-président Québec de Medtech Canada, Benoit Larose, concernant l'engagement du premier ministre du Québec, François Legault, sur l'abolition de la règle du plus bas soumissionnaire conforme.

L’État québécois n’est pas reconnu pour se comporter en acheteur modèle avec une vision à long terme, peu importe le secteur économique. En effet, à l’instar des associations dont les membres négocient des contrats publics, Medtech Canada, qui représente les fournisseurs de technologies médicales, effectue depuis longtemps des représentations auprès du gouvernement du Québec afin d’améliorer les pratiques en matière d’approvisionnement et particulièrement en santé.

Alors qu’on parle d’améliorer l’innovation et l’accès des PME aux contrats des organismes publics, nous ne constatons aucune volonté politique de s’attaquer au nœud du problème, l’adjudication du contrat au fournisseur qui a soumis le prix le plus bas.

Or, l’abandon de la « règle du plus bas soumissionnaire » est un engagement formel de la Coalition Avenir Québec (CAQ) lors de la dernière campagne électorale.

Il faut comprendre que ni les politiques d’achat ni le cadre législatif ne favorisent l’adjudication d’un contrat autrement que sur le prix. La Loi sur les contrats des organismes publics (LCOP) permet des ajustements à la marge pour la qualité, mais en réalité, c’est le prix qui prévaut dans 90 % des cas, selon une analyse réalisée par notre association.

Contrairement à ce qu’on peut voir ailleurs au Canada ou dans le monde, il est en pratique impossible au Québec d’adjuger un contrat sur la base de la « meilleure valeur » qui tiendrait compte, par exemple, du caractère innovant d’un produit, de l’efficience qu’il procure, de sa rentabilité, de sa durabilité ou des impacts positifs qu’il peut offrir à ses utilisateurs ou aux patients. Et que dire de valoriser les chaînes d’approvisionnements, la qualité du service, le développement durable ?

La résistance à envisager d’autres modèles d’approvisionnement a des conséquences non seulement sur la qualité et la performance des soins, mais nuit à l’innovation et, il faut le reconnaître, nuit aux PME du Québec qui se démarquent davantage par l’innovation que par la quête du plus bas prix.

Ce que nous demandons au gouvernement du Québec arrive à un moment opportun. Alors que le gouvernement veut relancer l’économie et faire face à l’immense défi de rattraper les retards en chirurgies qui touchent près de 150 000 Québécois, il apparaît essentiel de faire des achats en santé un levier de développement pour nos PME innovantes.

Ce faisant, nous bénéficierons des gains de productivité et de performance que les technologies médicales peuvent offrir, par exemple en augmentant l’efficience des services avec de l’équipement de pointe, en optimisant les plans opératoires à l’aide d’outils numériques et en permettant le recours plus souvent aux chirurgies endoscopiques et laparoscopiques.

Il faut revoir nos façons d’acheter au Québec et offrir la meilleure valeur au citoyen. La crise sanitaire n’est pas un obstacle, mais bien une opportunité pour le gouvernement de changer les façons de faire.

Benoit Larose
Vice-président Québec
Medtech Canada

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 9h00

Se reconstruire après une relation violente

Se reconstruire après une relation marquée par la violence conjugale demande du temps, de la douceur envers soi-même et beaucoup de courage. Chaque femme vit cette étape différemment. Il n’existe pas de bonne ou de mauvaise façon d’avancer. Certaines ressentent un grand soulagement, tandis que d’autres vivent encore de la peur, de la culpabilité, de ...

Publié le 25 mai 2026

Voyage vers la lune

Le 13 mai dernier, lors d’une rencontre publique à Ottawa, le Canadien Jeremy Hansen et les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Kristina Koch, les quatre astronautes de la mission Artemis II, partageaient leurs réflexions suite à la mission qui les a conduits à 406 771 km de la Terre, soit la distance la plus éloignée jamais atteinte par une ...

Publié le 24 mai 2026

Les estacades de Jersey-Mills au siècle dernier

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Ce n'est pas d'hier qu’on parle des débâcles en Beauce. Les historiens mentionnent que déjà en 1740 les riverains de la Chaudière commencèrent à se préoccuper des dommages causés par les crues printanières. En 1842, on signale que le pont de la Famine a été emporté par ...

app-store-badge google-play-badge