Maxime Bernier garde le cap et sera candidat à l'élection de 2019
Maxime Bernier, le député fédéral de Beauce.
À la suite de sa rétrogradation du 12 juin dernier, où il a été démis de ses fonctions de critique du cabinet fantôme des conservateurs en matière d'Innovation, de Sciences et de Développement économique par le chef, Andrew Scheer, le député de Beauce affirme se sentir « beaucoup mieux que mardi dernier ». EnBeauce.com s'est entretenu avec Maxime Bernier lors d'un entretien téléphonique.
Après la rétrogradation
Le député de Beauce est conscient qu'il a subi une rétrogradation, mais accepte la décision du chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Andrew Scheer. M. Bernier est contre la gestion de l'offre au Canada, mais son parti appuie officiellement ce système qu'il a qualifié de « cartel ». Selon lui, c'est bien la raison pour laquelle il a été exclu du cabinet fantôme de son parti. Sans surprise, nous dira-t-on. À cause de cette « taxe régressive », les gens paient le double du prix, a-t-il fait valoir. Le député beauceron est le seul à être défavorable à ce système à la Chambre des communes.
Maintenant, il souhaite continuer à faire valoir son point de vue au sein du caucus conservateur, dont il est toujours membre, et travailler à l'augmentation du nombre de députés conservateurs en vue de l'élection de 2019. « Le Québec va être un élément important lors de cette élection », a-t-il dit.
« Je suis un fier député conservateur. Je suis le candidat conservateur déclaré en Beauce », a réaffirmé Maxime Bernier au sujet de la prochaine élection en 2019.
Sur le leadership d'Andrew Scheer
Bien qu'il ait une position différente de celle de son chef relativement au système de gestion de l'offre, M. Bernier a vanté son travail. Selon lui, le chef conservateur a réussi à bien se faire connaître au Québec, notamment lors de passage à l'émission Tout le monde en parle. Ce qui, on en conviendra, constituait un défi de taille. Andrew Scheer a aussi été capable d'attirer des candidats de qualité au sein des troupes conservatrices, à commencer par Richard Martel, le candidat du parti pour l'élection partielle dans Chicoutimi - Le Fjord. Rappelons au passage que le point culminant de cette élection aura lieu ce soir, alors que le vainqueur de la course sera élu.
Les 400 militants qui ont participé au conseil national du PCC, qui s'est tenu à Saint-Hyacinthe les 12 et 13 mai derniers, témoignent du regain de succès envers le parti et du succès grandissant de son chef, selon le député de Beauce.
Sur Justin Trudeau et la direction actuelle du Canada
« Justin Trudeau a plusieurs prises à son actif, si je peux m'exprimer ainsi », a dit le député de Beauce. Ce dernier reproche surtout au chef du gouvernement canadien son manque de transparence et sa mauvaise gestion de l'économie. En effet, en campagne électorale, le Parti libéral du Canada (PLC) avait promis qu'il présenterait seulement trois budgets déficitaires afin d'investir massivement dans l'économie canadienne. L'équilibre budgétaire devait être atteint pour l'année 2019-2020. Au bout du compte, l'équilibre budgétaire, qui est « reporté aux calendes grecques », aura été le grand absent de la politique économique menée par le gouvernement Trudeau. « On endette les générations futures », a affirmé le Beauceron.
En matière de légalisation du cannabis, Maxime Bernier a voté contre le projet de loi C-45 en première lecture. Le député de Beauce aurait préféré que la substance illicite soit décriminalisée plutôt que légalisée. Il croit aussi que le point de vue du Québec dans ce dossier devrait être pris en compte (loi 157) et que les provinces le désirant devraient pouvoir interdire la culture à domicile, ce que le gouvernement refuse toujours pour l'instant.
***
Vendredi dernier, Maxime Bernier a envoyé un courriel à ses partisans pour leur demander s'il avait toujours leur appui. En 24 heures, il a reçu 30 000 $ de leur part afin de rembourser la dette accumulée lors de sa participation à la course à la direction du Parti conservateur du Canada, qui s'est conclue l'an dernier.
À lire également :
- Bernier se fait montrer la porte du cabinet fantôme des conservateurs
- Maxime Bernier annule la sortie de son livre et garde le silence
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Guerre commerciale : Ottawa dévoile ses contre-mesures tarifaires
Au lendemain de la visite de Mark Carney et Christine Fréchette à Lévis, où les deux dirigeants avaient affiché leur unité face à la crise commerciale avec Washington, le gouvernement fédéral a détaillé ce mardi 25 août l'ampleur de sa riposte. Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, accompagné des ministres Mélanie ...
LIRE LA SUITE
« Un Canada fort, un Québec fort » : Carney et Fréchette unis à Lévis
Face à l'escalade de la guerre commerciale avec les États-Unis, le premier ministre du Canada, Mark Carney, et la première ministre du Québec, Christine Fréchette, ont affiché un front commun ce lundi 24 août au Chantier Davie de Lévis. Une posture de solidarité qui a fini par teinter l'ensemble de leur passage dans la région, y compris ...
LIRE LA SUITE
Réactions à l'échec des négociations commerciales avec les États-Unis
Après que le premier ministre du Canada, Mark Carney, ait décidé de suspendre les négociations avec les États, aucun nouvel accord commercial n’a été conclu ce vendredi et de nouveaux droits de douane ont été imposés par le président américain, Donald Trump. « J’ai décidé ce soir de suspendre les négociations commerciales avec ...
LIRE LA SUITE
