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14 février 2020 - 12:15 | Mis à jour : 15:18

Rapport final en avril prochain

Charette crée un comité d'experts pour gérer les inondations de la Chaudière

Sylvio Morin

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

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À la suite des inondations majeures survenues ce printemps et considérant la situation particulière de la rivière Chaudière, le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, vient de mettre sur pied un comité d'experts indépendants afin d'évaluer les solutions durables pour diminuer les risques d'inondation de la rivière.

Ce comité a pour objectif de faire l'inventaire des solutions porteuses à l'échelle du bassin versant de la rivière et de recommander celles qui seront jugées les meilleures et les plus adaptables pour réduire les risques d'inondation de la rivière. Déjà à l'œuvre, il devra remettre son rapport final au ministre au plus tard le 3 avril 2020. Ce rapport sera rendu public par la suite.

Le comité est formé de trois scientifiques soit, Pascale Biron, professeure titulaire au Département de géographie de l'Université Concordia de Montréal, Étienne Boucher, professeur au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal et Wael Taha, ingénieur associé et spécialisé en hydraulique en présence des glaces à la firme de génie-conseil Lasalle NHC.

« Connue pour ses inondations, la rivière Chaudière requiert une attention particulière, surtout en ces temps de changements climatiques [...] Les actions qui découleront de ses [comité] travaux seront mises en œuvre avec diligence, dans le but d'améliorer le plus rapidement possible la résilience du milieu à ce risque récurrent lourd de conséquences à la fois sur les personnes et sur les biens », a dit en substances le ministre Charette par voie de communiqué.

Gaétan Vachon, maire de la Ville de Sainte-Marie et préfet de la MRC de La Nouvelle accueille favorablement cette initiative. « Maintenant que les citoyens sinistrés ont l'accompagnement nécessaire afin de se relocaliser dans des secteurs non inondables, nous devons à présent convenir de solutions qui permettront de réduire les risques de récidive pour le futur et nous serons heureux de travailler de concert avec ce comité d'experts. »

De son côté, le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, a indiqué qu'il fallait « absolument bâtir un plan à long terme pour atténuer les impacts d'inondations et donc l'impact sur notre population. Ses experts ont obtenu un mandat important et clair dans un délai précis. Il s'agit d'une première qui fera toute la différence. »

Son homologue de Beauce-Nord, Luc Provençal estime pour sa part « primordial que le comité scientifique mette à profit les connaissances des municipalités qui sont touchées annuellement par les crues printanières, notamment pour les alimenter sur les facteurs responsables de la formation des embâcles. »

La constitution d'un comité d'experts est une mesure phare du Plan d'action d'atténuation des risques d'inondation sur la rivière Chaudière présenté aux élus locaux le 10 décembre 2019 par le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, le ministère de la Sécurité publique et le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

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4 réactionsCommentaire(s)
  • Bonsoir j'aimerais partager mon idée. Fait un tunnel autour des zone inondable de la rivière. Comme sa la rivière va rester dans le tunnel un peux comme un fossé dur à expliquer mes jai une bonne idées je suis sur

    Martin Boucher - 2020-02-14 17:35

  • Je reconnais que le ministre Benoît Charette m'impressionne.

    Toujours calme, il prend le temps d'écouter la question du journaliste pour ensuite répondre de telle façon qu'on peut facilement le comprendre.

    Qui plus est, ses réponses sont non seulement claires mais complètes.

    Ceci dit, en l'espèce, je me demande si la première question ne devrait pas plutôt être la suivante :

    - Bien qu'il puisse s'avérer utile de voir à gérer les inondations, ne devrait-on pas chercher la meilleure solution pour éviter les drames subis à ce jour notamment par les beaucerons de Beauceville et Sainte-Marie-de-Beauce ?

    - En toute modestie, je propose une solution toute simple, nécessitant très peu d'experts, applicable "demain matin" ;

    - Avant de vous la révéler, laissez-moi vous souligner ce qui suit.

    - J'ai une connaissance qui a décidé un jour de s'établir à Sainte-Marie-de-Beauce.

    - Manifestement, il s'est servi de "sa tête".

    - Comment ?

    - Il s'est d'abord renseigné jusqu'où se rendait la ligne de 100 ans pour les eaux.

    - Par la suite, il a établi son domicile à l'extérieur de cette limite.

    - Conséquemment, il y demeure toujours, il y est très heureux, son actif n'a subi quelque dommage que ce soit et il a la conviction profonde qu'il en sera toujours ainsi.

    - Et je le crois.

    - Simple question de "Gros bon sens"...et pour un coût pratiquement "nul".

    Bonne réflexion.

    Septuagénaire de Québec - 2020-02-14 23:55

  • Quand j’entends le mot expert ou professeur de Montréal qui ne connaissent pas la région, je suis sceptique.

    Par exemple des experts d’université ont conseillé à des propriétaires de maison de faire une enveloppe hydrofuge autour du solage. On a créé des maisons bateau. On a vu le résultat le printemps dernier. En plus, nous avons payée 50 000$ à 60 000$ avec nos impôts pour ces chefs-d’œuvre.

    On sait que les personnes non-instruites de la région, par expérience, savent qu’il ne faut pas faire ça. Il faut laisser monter un certain niveau d’eau à l’intérieure du sous-sol pour équilibrer les forces et éviter que la maison ne se soulève ou que le solage s’effondre par la force de l’eau extérieur.

    Les experts nous parlent déjà de réchauffement climatique.
    On ne pense même pas que l’on a déboisé depuis des décennies et ajouté des surfaces asphaltées et des pieds carrés de couverture de maison. Résultat après un orage ou la fonte des neiges, au lieu de prendre deux jours à l’eau pour se rendre à la rivière, maintenant l’eau peut s’y rendre en deux heures…

    On devrait consulter des experts non-instruits locaux pour faire l’étude…

    Les non-instruits, par expérience, connaissent les solutions…



    R. Bouffard - 2020-02-15 11:12

  • * Comme suite au commentaire de "R.Bouffard" (sic)

    On fait souvent l'erreur de croire que pour être "Expert", il n'y a qu'une seule possibilité, à savoir celle consistant à détenir un diplôme, de préférence d'une Université prestigieuse.

    Sans pour autant en nier la valeur, étant moi-même gradué d'Université, il existe quand même une autre catégorie d'expert, qui n'est pas "accotée" du papier officiel mais reconnue de par son côté empirique et, cette dernière catégorie ne doit pas être rejetée du revers de la main.

    J'en prends pour preuve ces fameux patenteux beaucerons qui ont dû littéralement inventer leurs outils de travail pour atteindre le succès; à cet égard, je suis assuré que vous pourriez en fournir une liste encore plus importante que ce que je serais en mesure de fournir.

    Septuagénaire de Québec - 2020-02-15 14:05