Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Symposium de sculpture : Lyudmyla Mysko et son délice monumental

durée 04h00
11 juin 2019
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante
Par Nady Larchet, Journaliste

Brillant d’une bonne réputation qui se solidifie d’année en année, le Symposium international de sculpture de Saint-Georges en est déjà à sa sixième édition. Comme les années précédentes, ce sont 10 sculpteurs de renommées internationales qui débarquent sur le territoire Georgien afin de contribuer au patrimoine artistique de la ville. Cet événement d’envergure se taille peu à peu une place de choix pour les artistes-sculpteurs. Cette année, la thématique du Symposium se nomme Dérives & Délices grandeur nature avec nul autre que Jean Soulard, cuisinier émérite, comme invité d’honneur.

Dans une série de cinq articles, EnBeauce.com vous fera entrer dans l’univers singulier de cinq artistes ayant été soigneusement sélectionnées parmi des centaines de candidatures.

 

Lyudmyla Mysko : Délice monumental

Maintes fois primées pour son art en une vingtaine d’années de carrière, l’artiste ukrainienne Lyudmyla Mysko n’en est pas à sa première expérience en termes de symposiums. En effet, elle a participé à plus d’une centaine d’événements du genre, dans plus de 20 pays différents. Travaillant principalement en taille directe dans des matériaux tels que le marbre, le calcaire ou le granite, elle construit des pièces monumentales en assemblant des formes géométriques simples.

« Pour moi, l’art c’est le jeu! », nous mentionne la sculpteure, chez qui nous pouvons dénoter une volonté de présenter un aspect ludique par le biais de ses pièces.

Par le passé, elle a même réalisé des œuvres conçues pour être manipulées par des enfants.

 

Dans le cadre du présent symposium, Mysko offre une proposition littérale de l’idée du délice avec une énorme structure en marbre représentant une crème glacée, couronnée d’une cerise en acier inoxydable, le tout posé sur une grande plaque de granite. L’artiste, qui en est à sa première visite au Canada, se dit choyée de pouvoir contribuer au paysage d’ici avec une de ses œuvres.

Avare de symposiums, elle témoigne qu’il faut parfois surmonter des difficultés inattendues en cours d’exécution.

« Une fois en Irak, on m’a fourni une énorme pierre séparée en quatre blocs afin de construire ma pièce, cependant c’était irréaliste de tailler le tout en trois semaines. Nous avons dû trouver un assistant en vitesse et cela n’était pas prévu . »

Autre que les contraintes de temps, la température est parfois en enjeu difficile avec lequel il faut travailler. La pluie et le froid semblent être redoutables pour l’artiste, mais nous mentionnent toutefois qu’un petit vent est toujours apprécié, car il permet à la poussière de s’évacuer plus rapidement, ce qui facilite le travail.

 

Comme tous les autres artistes que nous avons rencontrés sur le site, elle se dit impressionnée par la prise en charge et la rapidité d’action de l’organisation.

« Les problèmes techniques sont réglés dès leur apparition », nous mentionne-t-elle.

Elle dit se sentir comme dans une famille ou les gens s’entraident. Malgré la barrière de la langue, elle apprécie particulièrement la dynamique du Symposium international de sculpture de Saint-Georges, alors que les échanges interculturels entre les artistes y sont apparemment très riches.

L’artiste tenait à conclure notre rencontre en nous parlant de sa passion pour la sculpture : « Pour moi, la sculpture c’est viscéral. Je me dit que dans la vie, si tu peux vivre et être capable de ne pas faire une chose, alors ne le fait pas. »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Pourquoi arrêter de travailler quand le travail n'est pas fini?

Comme ses prédécesseurs, le Gouvernement de la CAQ a mis fin aux travaux de l’Assemblée nationale vendredi dernier alors que plusieurs projets de loi ont été abandonnés par manque de temps. Pourtant, rien n’obligeait les parlementaires à cesser leurs délibérations alors qu’il restait encore passablement de travail à effectuer. Plus ça change, ...

Publié le 14 juin 2026

Vues aériennes de Saint-Georges en 1951, 1965 et 2015

LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE SARTIGAN Les temps changent, et la ville aussi, comme le démontrent ces trois superbes photos aériennes. Il est intéressant de constater l'évolution importante survenue à ces endroits. Les photos, prises en direction sud, couvrent à peu près le même secteur, à des époques ...

Publié le 8 juin 2026

Regardez-vous encore la télé?

Au Québec, pour une population de 9,03 millions, il existe quatre chaînes de télévision généraliste francophones (Radio-Canada, TVA, Télé-Québec et Noovo) et quatre chaînes anglophones (CBC, CTV, Global et Citytv). S’ajoutent à cela les dizaines de chaînes spécialisées comme RDI, LCN, RDS, Explora, Séries Plus, Historia, Canal D, pour ne nommer que ...

app-store-badge google-play-badge