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Détails avec le CISSS et la SQ

Piqûres en festival: un cas isolé en Beauce, mais la vigilance reste de mise

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28 septembre 2025
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Léa Arnaud
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Par Léa Arnaud, Journaliste

Un cas d’agression par piqûre survenu lors d’un festival à Saint-Joseph-de-Beauce demeure, pour l’instant, un cas isolé dans la région.

En lien avec ce dossier, un homme de 28 ans de Saint-Joseph a d’ailleurs été arrêté le 31 août dernier pour agression armée. Les infractions reprochées auraient été commises entre le 29 et le 30 août 2025, durant la fin de semaine des festivités. Le suspect aurait potentiellement commis des agressions, notamment en procédant à des piqûres sur quelques personnes à leur insu. L’enquête tend également à démontrer qu’il aurait pu faire d’autres victimes durant cette période.

Interrogé par EnBeauce.com, le CISSS de Chaudière-Appalaches a confirmé qu’aucune autre situation de ce type ne leur a été déclarée récemment.

Et ailleurs au Québec ?

Quelques cas similaires ont toutefois été rapportés ailleurs au Québec au courant de l’été, ils sont en cours d’enquête, selon la Sûreté du Québec. Selon l’organisation policière, il y aurait moins de 10 cas présumés, sans agression sexuelle et sans substance détectée.

« Nous avons révisé les 68 cas considérés “fondés” d’intoxication involontaire en territoire SQ en 2024 (dont 17/68 durant l’été 2024). Il n’y a aucun cas impliquant une piqûre ou une seringue. Ce qui est le plus fréquent est par ingestion, sous forme liquide, d’une substance dans un verre (ex. : dans bière, vin, shooter, spiritueux, cocktail, etc) », a précisé la Sûreté du Québec par courriel en réponse à EnBeauce.com. 

Pour qu’un cas soit enregistré et que des procédures soient lancées envers l’agresseur, il faut cependant que les victimes parlent. Malheureusement, plusieurs ne veulent pas toujours porter plainte et la trousse urinaire légale n’est pas toujours effectuée.

Le ministère de la Sécurité Publique a lancé en décembre 2023 le projet Trajectoire de détection et de signalement pour  les personnes intoxiquées à leur insu. Grâce à cette démarche et à la sensibilisation associée, plus de tests ont été réalisés et les dénonciations ont augmenté. Cependant, il n’y a pas encore assez d’années complètes de compilation pour déceler des tendances dans les statistiques, puisque la seule année civile complète de compilation est 2024. Le code d’événement « substance délétère » est aussi récent. Auparavant, ce type de situation pouvait être classé comme un voie de fait.

Comment agir en cas de suspicion ?

Lorsque l'on pense avoir été victime d'intoxication a son insu, il faut consulter rapidement un professionnel de la santé afin de recevoir une évaluation clinique. Le mieux à faire étant de se rendre aux urgences dans un délai de 48 heures ou moins pour maximiser les chances de détection d’une substance.

En cas de piqûre accidentelle (seringue trouvée dans un lieu public), il est recommandé de ne pas manipuler l’objet et d’aviser les autorités concernées.

Notons qu'il s’agit d’une démarche volontaire. Une personne présumée victime peut décider de ne pas effectuer la trousse urinaire légale pour les raisons qui lui appartiennent.

Enfin, rappelons que l’intoxication à l’insu d’autrui est un acte criminel et qu’il peut être déclaré à la police.

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