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Pour éviter que les spas ne vous rendent malade

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8 novembre 2014
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Véronique Veilleux
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Par Véronique Veilleux, Journaliste

À la suite de la publication de l’enquête du Journal de Montréal qui révélait qu’un tiers des bains à remous de spas de la province possédait une « quantité inquiétante de bactéries potentiellement dangereuses pour la santé », EnBeauce.com a souhaité en connaître davantage sur la formation nécessaire à l’entretien de ces bains, ainsi que les méthodes d’analyse d’eau et d’entretien. Pour nous expliquer cette procédure, nous nous sommes adressés à un expert, Jean-Pierre Lajoie, qui est instructeur CPO (Certified Pool Operator) et co-président d’Aqua solutions de Boisbriand.

Mentionnons d’abord qu’aucune formation n’est obligatoire pour l’entretien et l’analyse de l’eau des bains à remous. Jean-Pierre Lajoie explique toutefois que les employeurs sont tenus d’informer leurs employés de la dangerosité des produits qu’ils auront à manipuler. « Mon opinion est qu’il devrait avoir une formation obligatoire. Tout au moins, cette formation devrait être fortement encouragée, puisque que ce sont les employés qui doivent faire les analyses chimiques et acheminer les échantillons d’eaux au laboratoire » lance Monsieur Lajoie. Comme Jean-Pierre Lajoie, Claire Levasseur, directrice générale chez Alliance Spa Relais santé souhaiterait qu’une formation pour l’entretien et l’analyse de l’eau des bains à remous dans les spas soit obligatoire pour tous et non seulement optionnel.

Puisqu’aucune norme n’existe pour gérer la formation du personnel, la gestion et la salubrité des spas, l’Alliance Spa Relais santé et l’Association québécoise des spas ont été formées pour que le milieu puisse créer leur norme. C’est dans cette optique que la Norme Spa BNQ a été créé avec la collaboration du Bureau de normalisation du Québec, du Ministère du Tourisme du Québec, d’associations touristiques, de propriétaires de spas et de consommateurs. Les propriétaires de spas certifiés par l’Alliance Spa Relais santé ont l’obligation de s’y conformer. Cette norme oblige notamment les propriétaires qui possèdent un bain à remous dans leur spa à avoir, pour chaque équipe d’entretien et d’analyse d’eau, une personne ayant une formation Certified Pool Operator (CPO). Cette formation intensive de deux jours nécessite une note de passage d’au moins 75 % à l’examen pour l’obtention de la certification. L’analyse et l’entretien du bain à remous sont donc assurés par des équipes composées d’au moins une personne ayant sa formation CPO. Les propriétaires des spas non accrédités par l’Alliance Spa Relais santé et l’Association québécoise des spas ne sont pas tenus de se conformer à la norme. Il est cependant fortement recommandé d’y adhérer.

Analyse de l’eau

Monsieur Lajoie explique que deux types de tests doivent être régulièrement effectués. Les analyses chimiques mesurant le chlore et le pH doivent être faites tous les jours par l’opérateur du bain à remous si l’emplacement est muni d’un contrôleur sur place. Si le spa n’en possède pas, un opérateur doit effectuer un test avant l’ouverture et un autre à la fermeture. Il doit également en faire d’autres toutes les trois heures durant les heures d’ouverture.

Il mentionne par ailleurs que les analyses microbiologiques doivent être envoyées en laboratoire toutes les quatre semaines s’il s’agit d’un bassin intérieur ou aux deux semaines pour un bassin extérieur. Lors de ces tests, un échantillon d’eau est prélevé sous le niveau d’eau à environ 18 pouces de profondeur à l’aide d’un contenant stérile. Afin d’éviter la contamination, il est recommandé, mais non obligatoire, de porter des gants en latex. L’échantillon ne doit pas être exposé à l’air et doit être conservé dans un endroit frais pour éviter qu’il soit exposé au soleil ou à la chaleur extrême avant d’être acheminé dans un laboratoire dans un délai de moins de 48 heures.

En plus des tests chimiques et microbiologiques, des tests d’Alcalinité doivent être effectués une fois par semaine.

Monsieur Lajoie mentionne en terminant que les bains à remous doivent être analysés plus souvent puisqu’ils possèdent un volume moins d’eau élevé qu’une piscine et que l’eau y est plus chaude. Un contrôleur est également fortement recommandé pour ce type de bassin puisque leur gestion est plus compliquée.

« Atteindre le but d’une eau saine et sécuritaire c’est tout à fait atteignable. C’est tout à fait réaliste. Ça prend juste un peu de compréhension, de gestion et de connaissance », termine l’expert.

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