Huguette Giroux témoigne de l'égalité des sexes pour les 35 ans du Centre-femmes de Beauce
Huguette Giroux a livré un témoignage de l'évolution des droits des femmes.
Le Centre-femmes de Beauce a profité de la Journée internationale des femmes pour tenir un déjeuner-conférence, intitulé Témoignage d'une femme engagée, célébrant le 35e anniversaire de l'organisme au restaurant Baril grill.
La conférencière, Huguette Giroux, est revenue sur l'époque pas si lointaine où les femmes n'avaient pas le droit de vote au Québec. «Le Québec a été la dernière province à accorder le droit de vote aux femmes [en 1940]», a rappelé Mme Giroux.
C'est le Manitoba qui a été la première province canadienne à leur accorder ce droit fondamental en 1916. Les autres provinces lui ont emboité le pas dans les dix années qui ont suivi. Seuls les Territoires du Nord-Ouest ont permis aux femmes de voter après le Québec (1951). Au niveau fédéral, elles peuvent se rendre à l'isoloir depuis 1918.
Rappelons qu'à une certaine époque, entre 1791 et 1849, certaines femmes pouvaient voter au Bas-Canada si elles étaient propriétaires, une première dans l'Empire britannique. Ce droit leur a toutefois été enlevé en 1849 lors de l'adoption d'un projet de loi au Parlement du Canada-Uni.
Aujourd'hui en 2015, la situation s'est améliorée. Cependant, il y a encore peu de femmes qui siègent à l'Assemblée nationale. «Les femmes représentent 51 % de la population québécoise, mais elles sont beaucoup moins nombreuses à l'Assemblée nationale», a-t-elle souligné. — Elles sont actuellement 33 députées sur les 123 sièges occupés. — Quand j'ai été en Australie, le ratio hommes-femmes était d'environ 60 % contre 40 % en faveur du sexe masculin. En Suède, les femmes ont déjà été majoritaires au Parlement, a ajouté la conférencière.
C'est pour ces raisons que Mme Giroux croit qu'il y a encore place à amélioration. «L'égalité se cache dans les détails», croit-elle. Elle a donné en exemple la situation de sa fille qui a préparé les bagages de ses enfants avant de partir en voyage. Lorsque la conférencière lui a demandé pourquoi son conjoint ne l'aidait pas, celle-ci lui a répondu qu'il trouvait que ce n'était pas à lui de le faire.
À la fin de la conférence, Huguette Giroux a rappelé que le Conseil du statut de la femme (CSF) a approuvé le projet de loi 20 du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, malgré l'opinion de femmes médecins qui sont contre la réforme du ministre Barrette. «Le CSF a défendu la majorité des femmes en prenant position en faveur du projet de loi puisqu'il favorisera l'accès aux soins de santé des patientes», a-t-elle conclu.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Saint-Georges: les pompiers ont nettoyé environ 400 véhicules au lav-o-thon
Les pompiers de Saint-Georges ont nettoyé environ 400 véhicules lors du lav-o-thon organisé samedi dernier. Installés dans le stationnement du centre commercial Place Centre ville pour la journée, ils collectaient des fonds pour le Club Inner Wheel Saint-Georges. L'organisme qui habille et nourrit les enfants d'ici se verra ainsi remettre ...
LIRE LA SUITE
Près de 10 000 $ amassés pour le sport jeunesse
Près de 10 000 $ ont été amassés au profit du sport jeunesse de Saint-Côme-Linière, lors de la toute première Soirée Noir et Blanc , qui s'est tenue le 15 août à l'aréna local. Jeux gonflables et maquilleuse en après-midi, souper et chansonnier ont agrémenté l’évènement auquel près de 200 personnes ont pris part. Notons aussi que ...
LIRE LA SUITE
La revue de la semaine
Retrouvez les principales nouvelles d'actualité de la semaine en Beauce dans cette revue proposée par notre équipe de journalistes. Samedi 15 août En tête-à-tête avec Emmanuel Gouin Nouvellement installé à Saint-Georges, Emmanuel Gouin a de nombreuses casquettes. Il est notamment médecin d'expédition de plongée, physiologiste des ...
LIRE LA SUITE
