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Huguette Giroux témoigne de l'égalité des sexes pour les 35 ans du Centre-femmes de Beauce

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6 mars 2015
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Sébastien Roy
Par Sébastien Roy, Journaliste

Le Centre-femmes de Beauce a profité de la Journée internationale des femmes pour tenir un déjeuner-conférence, intitulé Témoignage d'une femme engagée, célébrant le 35e anniversaire de l'organisme au restaurant Baril grill.

La conférencière, Huguette Giroux, est revenue sur l'époque pas si lointaine où les femmes n'avaient pas le droit de vote au Québec. «Le Québec a été la dernière province à accorder le droit de vote aux femmes [en 1940]», a rappelé Mme Giroux.

C'est le Manitoba qui a été la première province canadienne à leur accorder ce droit fondamental en 1916. Les autres provinces lui ont emboité le pas dans les dix années qui ont suivi. Seuls les Territoires du Nord-Ouest ont permis aux femmes de voter après le Québec (1951). Au niveau fédéral, elles peuvent se rendre à l'isoloir depuis 1918.

Rappelons qu'à une certaine époque, entre 1791 et 1849, certaines femmes pouvaient voter au Bas-Canada si elles étaient propriétaires, une première dans l'Empire britannique. Ce droit leur a toutefois été enlevé en 1849 lors de l'adoption d'un projet de loi au Parlement du Canada-Uni.

Aujourd'hui en 2015, la situation s'est améliorée. Cependant, il y a encore peu de femmes qui siègent à l'Assemblée nationale. «Les femmes représentent 51 % de la population québécoise, mais elles sont beaucoup moins nombreuses à l'Assemblée nationale», a-t-elle souligné. — Elles sont actuellement 33 députées sur les 123 sièges occupés. — Quand j'ai été en Australie, le ratio hommes-femmes était d'environ 60 % contre 40 % en faveur du sexe masculin. En Suède, les femmes ont déjà été majoritaires au Parlement, a ajouté la conférencière.

C'est pour ces raisons que Mme Giroux croit qu'il y a encore place à amélioration. «L'égalité se cache dans les détails», croit-elle. Elle a donné en exemple la situation de sa fille qui a préparé les bagages de ses enfants avant de partir en voyage. Lorsque la conférencière lui a demandé pourquoi son conjoint ne l'aidait pas, celle-ci lui a répondu qu'il trouvait que ce n'était pas à lui de le faire.

À la fin de la conférence, Huguette Giroux a rappelé que le Conseil du statut de la femme (CSF) a approuvé le projet de loi 20 du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, malgré l'opinion de femmes médecins qui sont contre la réforme du ministre Barrette. «Le CSF a défendu la majorité des femmes en prenant position en faveur du projet de loi puisqu'il favorisera l'accès aux soins de santé des patientes», a-t-elle conclu.

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