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L'UPA questionne la façon de faire du gouvernement du Québec

L'UPA questionne la façon de faire du gouvernement du Québec
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Photo: Gabriel Gignac

L'UPA questionne la façon de faire du gouvernement du Québec

Les porte-paroles des syndicats de l'Union des producteurs agricoles (UPA) Érabeauce, de Beauce-Sartigan, de la Relève agricole de la Chaudière-Appalaches et de la Fédération de l'UPA de la Chaudière-Appalaches ont réuni la presse ce matin à la Ferme J.P. Poulin et fils de Saint-Georges pour faire le point sur la situation agricole et sa relève en plus de remettre en questions la façon de faire du gouvernement Couillard.

Le président de l'UPA Chaudière-Appalaches, Paul Doyon, raconte que la relève agricole est bien formée, probablement mieux que jamais, et qu'elle est nombreuse. Toutefois, cette relève qui est regroupée au sein de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) n'a pas réussi à se faire entendre par le ministre de l'Agriculture du Québec Pierre Paradis. Ce dernier a préféré selon M. Doyon demander conseil à Jean Pronovost plutôt que demander aux jeunes agriculteurs leurs besoins et leurs aspirations. « Le ministre Paradis semble toujours avoir une bonne raison pour excuser son immobilisme depuis le rapport Pronovost. Ce politicien n'assume pas un rôle de meneur et reste muet dans les dossiers majeurs qui touchent les agriculteurs. Les jeunes producteurs agricoles subissent les coups de ses non-mouvements », affirme le représentant syndical.

Le président de la Relève agricole de la Chaudière-Appalaches, Rémi Busque, estime qu'il y a plusieurs avenues possibles pour aider les jeunes dans le domaine. « Il faudrait tout d'abord une politique agricole avec une vision d'avenir. Il doit y avoir des améliorations aux programmes de financement et des programmes de financement adaptés. Ces programmes, tout comme la mise en marché, sécurisent les entreprises agricoles et les gens qui financent leurs démarrages », soutient-il.

L'autre enjeu est l'accès aux terres agricoles qui est devenu une problématique importante. Chaque année, ces terres perdent du terrain au profit de l'urbanisme et des constructions de maisons. La jeunesse de l'industrie propose notamment de limiter des transactions à 100 hectares par année par entité, ainsi que la mise sur pied d'une banque provinciale des terres et des fermes disponibles. « Cette banque permettrait de favoriser la maillage entre les cédants et la relève. Cette mesure soutiendrait concrètement l'établissement de la relève agricole », souligne M. Busque.

Finalement, Paul Doyon, conclut en affirmant qu'on doit agir rapidement, car plus de cinq fermes par semaines ferment leurs portes dans la province. « Il y a 1000 jeunes qui sortent des écoles d'agriculture chaque année et le gouvernement du Québec doit leur donner un signal clair. L'apport de l'agriculture a toujours été majeur dans la province, surtout pour la vitalité des communautés rurales. Le Québec doit supporter davantage la prochaine génération d'agriculteurs », termine-t-il.

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