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Une entrepreneure sociale lance un cri du coeur

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4 octobre 2018
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Par Nady Larchet, Journaliste

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Démarré officiellement il y a de cela trois ans, le Mouvement Léony Hébert est un organisme communautaire situé à Sainte-Marie, axé sur l’aide matérielle et sociale pour les personnes ayant des difficultés monétaires. L’originalité et la générosité de l’approche de ce mouvement ont contribué à son succès immédiat, cependant, avec un taux de précarité financière en constante croissance, les défis à surmonter pour un tel organisme peuvent être colossaux. Il est certain que d’aider les plus démunis est un geste de générosité, mais afin de pouvoir continuer à maintenir leurs services, l’organisme lance un cri du cœur et demande aux entrepreneurs d’également se mobiliser pour la cause. EnBeauce.com est allé rencontrer Léony Hébert, fondatrice, ainsi que quelques bénévoles, afin d’en apprendre un peu plus sur ce qu'ils offrent, ainsi que sur les difficultés qui peuvent être rencontrées lorsque l’on décide de consacrer sa vie à aider les gens.

La particularité de cet endroit se trouve dans les services offerts, qui sont séparés en trois volets. Tout d’abord, les gens peuvent venir remplir 4 sacs de matériel, que ce soit vêtements, couvertures, meubles (un meuble est égal à un sac), produits ménagers, couches, etc., en échange d’un minimum de trois heures de bénévolat. Aussi, pour les gens qui doivent composer avec un horaire plus chargé, il y a les jeudis « échange tes sacs », durant lesquels les personnes amènent des items dont ils veulent se départir, comme des vêtements trop petits pour les enfants, et peuvent repartir avec la même quantité de vêtements. Finalement, il y a aussi la possibilité d’acheter une poche de vêtements correspondant à la grosseur d’un grand sac de poubelle noir pour seulement 10 $. Plusieurs activités sociales sont également organisées de temps à autres par le mouvement.

L’histoire de ce centre a débuté lorsque Léonie avait à peine 22 ans. Ayant connu un passé parfois difficile et s’étant impliquée dans des organismes depuis le début de l’âge adulte, la jeune femme avait remarqué quelques failles du système communautaire. Afin de remédier à cela, elle a souhaité démarrer son propre organisme qui offrirait des services différents et innovants. Elle a d’abord  commencé à aider des familles dans le besoin via des appels Facebook. Elle amassait les dons pour ceux-ci et allait leur remettre, tout en filmant le moment ou les personne recevaient le ce que Léony avait été en mesure de leur dénicher. Au fil du temps, la jeune femme ambitieuse souhaitait aider de plus en plus de familles chaque semaine, mais l’espace réservé à son domicile pour recueillir les dons n’était plus suffisant. Elle s’est donc mise à la recherche d’un local afin de pouvoir agrandir son offre de services. Avec pignon sur rue, elle allait, certes, aider plus de gens, mais cela comprenait aussi son lot de défis supplémentaires.

Trouver un local n’a pas été facile, car les locateurs ne la prenaient pas au sérieux. Selon Mme Hébert, le fait d’être une femme et en plus d’être jeune, faisait reculer les potentiels propriétaires d’immeubles. Malgré les premières embuches, la popularité du centre était au rendez-vous et Léony s’est rapidement aperçue qu’elle venait répondre à un besoin criant. Plus l’achalandage augmentait, plus la jeune entrepreneure et également maman de trois enfants dont deux filles à besoins particuliers, donnaient de plus en plus de temps pour l’organisme, aux dépens de sa famille. Elle s’est vue dans l’obligation de céder des responsabilités à des bénévoles dévouées qui ont pris en charge une partie la gestion du centre.

Malgré tous les efforts fournis et les dons de la communauté, les difficultés financières sont assez présentes au quotidien. Le coût des bâtiments, des assurances, et de tout ce qui entre en compte, sont des défis bien présents, surtout lorsque la visée de l’organisme est de donner le plus possible aux plus démunis. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le volet de la poche à 10 $ est arrivé, afin de générer un minimum de revenus pour  payer la base nécessaire à la survie de l’organisme. Avant d’offrir ce service, ils ont parfois dû faire face à des difficultés telles que des coupures d’électricité. Malgré tout, les bénévoles continuaient de venir jour après jour, avec leur manteau d’hiver, pour travailler par temps froid afin d’assurer la continuité du mouvement. Même la fondatrice ne se prend pas de salaire et donne tout son temps de manière bénévole. Ce sont des centaines de personnes à chaque semaine qui bénéficient du fruit de tous ces efforts.

Même après toutes ces embuches, Léony est prête à poursuivre sa croissance et souhaite démarrer un point de service à Saint-Georges. Elle constate que plusieurs personnes de cette région auraient besoin de tels services, mais ne sont pas toutes capables de se déplacer facilement jusqu’à Sainte-Marie. L’entrepreneure est donc présentement à la recherche d’un local qui lui permettrait de pouvoir aider des gens. Elle lance également un appel aux gens qui seraient tentés de s’impliquer bénévolement ainsi qu’aux entrepreneurs qui aimeraient contribuer à cette généreuse mission.

Si vous souhaitez prendre davantage connaissance du Mouvement Léony Hébert, vous pouvez aller directement sur la page Facebook : https://www.facebook.com/mouvementleonyhebert/.

 

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