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Traumatisme craniocérébral : une semaine pour sensibiliser les gens

durée 15h00
16 octobre 2018
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Jérôme Blanchet-Gravel
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Par Jérôme Blanchet-Gravel, Journaliste

La semaine québécoise du traumatisme craniocérébral (TCC) a débuté dimanche dernier, le 14 octobre. Cette semaine de prévention se déroule jusqu’au 21 octobre et vise à sensibiliser les gens à ce traumatisme. La semaine vise aussi à faire connaître les services disponibles d’accompagnement des victimes et le travail des aidants naturels.

Le traumatisme craniocérébral touche pas moins de 13 000 Québécois annuellement, une réalité ignorée par plusieurs. Ce traumatisme n’affecte pas seulement les personnes qui en souffrent, mais aussi souvent leurs proches, qui doivent composer avec le phénomène.

13 000 personnes touchés annuellement au Québec

Le traumatisme craniocérébral est provoqué par un choc au niveau de la tête. Selon la définition de la Société d’Assurance Automobile du Québec (SAAQ), le TCC est un « traumatisme causant une destruction ou une dysfonction du système nerveux intracrânien ».

Pour poser ce diagnostic, « il faut que le cerveau ait été secoué ou frappé directement et que les cellules cérébrales ou neurones et leurs prolongements (axones) aient été endommagés ». De plus, le TCC provoque généralement « un changement soudain de l'état de conscience dont la gravité et la durée sont variables ».

Au Québec, les 13 000 cas annuels de TCC sont causés par les accidents de la route (45%), des chutes (30%), les accidents de travail (10%), les accidents de sports et loisirs (10%). 

Des personnes qui se sentent incomprises 

Les effets du TCC varient beaucoup d’une personne à l’autre. Souvent, les personnes atteintes se sentent incomprises, car leur handicap n’est pas apparent, mais psychologique. 

Parmi les symptômes provoqués par le TCC, notons une certaine agressivité, des troubles cognitifs, une perception altérée de la réalité, des problèmes de jugement, de la fatigabilité et de l’irritabilité, d’impulsivité, des pertes de mémoire, etc. 

Pour une deuxième année consécutive, le porte-parole de la semaine québécoise du traumatisme craniocérébral est nul autre que Samuel Poulin, le nouveau député de la CAQ dans Beauce-Sud. Le père de Samuel Poulin, Bernard Poulin de Sainte-Justine, est-lui-même atteint de ce traumatisme. Il a subi un choc en 2011 suite à un bête accident.

Le TCC en Beauce

Pour les personnes qui souffrent de TCC en Beauce, il existe l’Association des TCC des deux rives (Québec – Chaudière-Appalaches), dont l’un des points service se trouve au Pavillon du cœur Beauce-Etchemin, sur le Boulevard Dionne à Saint-Georges.

L’organisme offre du soutien aux personnes atteintes de ce trouble et à leurs proches. Le personnel offre notamment du soutien à domicile et organise des activités sportives et des activités qui stimulent le cerveau, lesquelles sont adaptées à la condition de chacun. L’Association organise aussi régulièrement des déjeuners-causeries, ce qui permet aux gens atteints de TCC d’échanger au sujet de leur expérience.

 

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