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Le recyclage dans Chaudière-Appalaches : une situation enviable

De gauche à droite : Audrey Paquet (RICBS), Stéphanie Émond (TRESCA), Laurence Bonin (Coop FA)
Photo: Maude Ouellet

De gauche à droite : Audrey Paquet (RICBS), Stéphanie Émond (TRESCA), Laurence Bonin (Coop FA)

Les questions fusaient à la conférence « Ça se recycle-tu? », organisée par la Table régionale d’économie sociale de Chaudière-Appalaches (TRESCA) dans le cadre de la semaine québécoise de la réduction des déchets (du 20 au 28 octobre). Les quelque 60 personnes présentes à l’événement étaient visiblement sensibilisées à l’enjeu du recyclage, malgré cela, les interrogations subsistent.

Les bouteilles de vin sont-elles recyclées ici? Et qu’en est-il du styromousse? Le plastique récolté est-il envoyé en Chine? Audrey Paquet, agente aux communications à la Régie intermunicipale du comté de Beauce-Sud, explique que la multitude d’informations véhiculées peut parfois laisser les citoyens perplexes.

La situation enviable de la Beauce

Laurence Bonin, conférencière, nous apprenait que la situation du recyclage dans la MRC Beauce-Sartigan est enviable. Les matières recyclables placées dans le bac bleu sont envoyés aux centres de tri Récupération Frontenac inc., situé à Thetford Mines, pour ensuite être recyclées en presque totalité. En plus d’avoir investi des millions de dollars pour que leurs équipements soient à la fine pointe de la technologie, Récupération Frontenac inc. est une entreprise adaptée qui engage des personnes ayant des limitations fonctionnelles.

Bien trier une initiative profitable à tous

La sensibilisation auprès des entreprises et des citoyens est au coeur des solutions, rappelle Mme Bonin, cela crée un cercle verteux.

« Plus on trie d’une bonne façon, plus le centre de tri est rentable; on envoie donc moins de déchets aux sites d’enfouissement, ce qui fait en sorte que les coûts sont moins élevés pour les contribuables. »
Laurence Bonin, Agente de projet à la Coop FA

Envoyer une tonne de déchets aux sites d’enfouissement coûte environ 100$ pour les municipalités, alors qu’au final, les coûts de la récupération sont presqu’inexistants.
Lors de la conférence, on apprenait que la fabrication d’un cadre de vélo nécessitait 670 canettes recyclées et que pour un banc de parc, 450 bouteilles de lessives étaient suffisantes.

Quoi faire en cas de doute?

Au Québec, les matières acceptées dans le bac de récupération peuvent varier dépendamment de la région où l’on se trouve, ce qui représente un enjeu pour les centres de tri. Lorsqu’on a un doute sur la possibilité de recycler une matière, plusieurs ressources en ligne existent pour trouver la réponse. Notamment le site de la Régie intermunicipale, ainsi que celui de votre municipalité. Le site recuperedon.ca liste, quant à lui, les différents points de collecte pour les objets qui ne vont ni au recyclage, ni dans le bac à ordures.

En vrac, quelques objets qui ne vont pas au recyclage : les sacs de chips, le liège, les vêtements ainsi que les objets électroniques.
Quelques exemples de matières que vous pouvez recycler : les bouteilles de vin, les tétrapacks, les sacs de plastique qui s’étirent, les confettis (lorsque regroupés dans un sac de plastique transparent).

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