D'où viennent les résolutions du Nouvel An?
Près de la moitié de la population prend des résolutions du Nouvel An. Cette pratique peut sembler banale aujourd’hui, mais il s’agit pourtant d’une tradition millénaire que l’on doit aux Babyloniens.
Origines de la tradition 2000 ans avant Jésus-Christ, les Babyloniens célébraient la fête d’Akitu qui marquait l’arrivée de la nouvelle année au mois de mars, lors de l’équinoxe du printemps. Les festivités s’étendaient sur 12 jours pendant lesquels on réaffirmait sa loyauté au souverain en place. Les paysans faisaient voeu de redonner les outils agricoles empruntés à leur propriétaire ou encore de payer leurs dettes, ce qui leur permettait d’éviter la colère des dieux.
Tout comme les Babyloniens, les Romains célébraient la nouvelle année au mois de mars, mais le réformateur Jules César décida de porter le premier de l’an au 1er janvier. Le mot « janvier » fait référence au dieu Junus représenté par deux visages, l’un regardant vers l’arrière, ce qui symbolise le passé, et l’autre vers l’avant, soit l’avenir. Lors de la nouvelle année, les Romains lui faisaient des promesses.
Bien que l’on ne puisse pas dire que les festivités du Nouvel An découlent directement des traditions romaines, le désir de recommencer à neuf est récurrent dans l’histoire occidentale.
Comment garder ses résolutions ?
Pour la plupart des Occidentaux, les résolutions sont axées sur l’amélioration de soi. Bien que 50% de ceux qui prennent des résolutions soient convaincus de pouvoir les garder, seulement 12% réussissent à le faire. Ce mince pourcentage n’est pas surprenant lorsqu’on considère que 35% des résolutions non tenues sont dues au fait qu’elles étaient d’emblée trop ambitieuses, alors que 23% des autres répondants admettent qu’ils les ont tout simplement oubliées.
Le désir de changer seul ne semble pas être suffisant pour tenir les promesses que l’on se fait. Il faut que les nouvelles habitudes puissent perdurer. Joe Ferrari, professeur de psychologie à l’université DePaul à Chicago croit que pour tenir ses résolutions, il faut en parler à son entourage. Si on suit sa logique, lorsqu’il n’y a aucun compte à rendre, il est alors plus facile de délaisser les nouvelles habitudes prises.
Selon Michael Kitchens, professeur assistant de psychologie, il faudrait plutôt favoriser une ou deux résolutions, plutôt que d’en faire une liste. Selon lui, l’objectif à atteindre doit être précis. Par exemple, plutôt que de se fixer comme but de perdre du poids, il faudrait se dire que l’on va « perdre 5 kilos d’ici le 1er avril ». Ainsi, les changements seraient quantifiables et par le fait même, vérifiables. Les résolutions choisies doivent être réalistes et il faudrait dresser un bilan des améliorations le plus souvent possible.
Une chose est certaine, que l’on réussisse à maintenir ses résolutions ou pas, il est rassurant de voir que l’humain cherche toujours à devenir meilleur.
Quelques résolutions populaires
- Perdre du poids (une résolution qui toucherait 12% de ceux qui en prennent)
- Devenir une meilleure personne
- Se remettre en forme
- Améliorer ses finances
- Obtenir une promotion
- Fonder une famille
- Se faire de nouveaux amis
- Partir en voyage
- Parfaire son éducation
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