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Le célèbre chef se trouvait parmi les convives réunis lors du dernier souper-bénéfice de Beauce Art

Jean Barbeau : quand un chef cuisine pour Jean Soulard

durée 18h00
6 juin 2019
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Johanne Mathieu
Par Johanne Mathieu, Journaliste

À l’occasion de l’édition 2019 du souper-bénéfice de Beauce Art : l’international de la sculpture, le jeudi 30 mai dernier, le chef du Georgesville, Jean Barbeau, a eu non seulement la tâche de concocter un menu pour 250 convives, mais aussi pour un invité de marque : Jean Soulard, une sommité dans le domaine.

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Le chef du Georgesville a mentionné avoir ressenti une certaine pression de savoir que M. Soulard se trouvait parmi les invités, mais sans plus de nervosité.

« Moi, étant plus jeune, Jean Soulard, c’était une sommité et ça l’est encore aujourd’hui. D’avoir l’honneur de lui servir un repas, c’est agréable », a-t-il d’abord mentionné.

Selon lui, le but était de ne pas décevoir les convives.

M. Barbeau et son équipe ont également eu la chance de le recevoir dans la cuisine du Georgesville. Ceux-ci ont d’ailleurs immortaliser le moment sur photo.

« Il était content de voir que le restaurant où on est rendus, ici en Beauce, c’est bien, avec le nombre de personnes qu’on a avec nous, la grosseur de l’hôtel, l’équipement, les patrons », a indiqué le chef.

Un menu concocté à la hauteur du célèbre chef

Tartare de bison et de bison fumé, pickles de cipollinis, ketchup à la betterave, légumes de saison, mille feuilles de veau au bleu d'Élizabeth, purée de champignons et têtes de violon, crème brûlée chocolat et framboises…

Le menu concocté par M. Barbeau n’avait rien à envier aux grands chefs de la ville et de ce monde et a sûrement fait honneur à Jean Soulard et aux autres convives. Plusieurs jours ont été nécessaires à la préparation du menu, avant que celui-ci ne soit soumis au comité de Beauce Art jusqu’à sa version finale.

Le chef du Georgesville a su marier habilement les saveurs d’érable, d’aneth, de coriandre, de cipollinis marinés notamment pour faire ressortir le goût des aliments qui avaient été choisis. Le menu a d’ailleurs su bien respecter le thème de Dérives et délices grandeur nature de cette 6e édition de Beauce Art : l’international de la sculpture et a sans aucun doute ravi bien des papilles.

Jean Barbeau savait que, durant tout le repas, l'agencement et l'harmonie des aliments s'alliaient bien dans l'ensemble.

«  Il y a du monde qui faisait : “Hein, des champignons avec des betteraves, des cipollinis et une émulsion à l’aneth.” Un coup qu’on ferme les yeux et qu’on se laisse guider par l’assiette, je pense que les saveurs étaient là, le goût était là », a-t-il affirmé.

Au cœur de la création

La création a toujours été au cœur du parcours de Jean Barbeau, puisqu’avant de choisir la restauration, celui-ci voulait devenir… couturier!

« Dans ce temps-là, à l’époque, en 1981, c’était un peu mal vu. Disons que ce n’était pas aussi ouvert qu’aujourd’hui. J’avais bifurqué en cuisine, j’avais un côté très créatif », a expliqué M. Barbeau.

Celui qui a commencé comme plongeur, puis commis, a fait depuis son chemin avec persévérance et passion.

« Je rêvais un jour d’être chef et j’ai pu le devenir », a-t-il simplement dit.

Aujourd’hui, Jean Barbeau souhaite mettre pour ainsi dire la ville de Saint-Georges sur la carte, car selon lui, la cuisine d’ici vaut bien celle des grandes régions.

« [On essaie de] jouer avec tous les produits qu’on a, il y en a de plus en plus sur le marché. On essaie de faire affaire avec certains producteurs. Plus ça va et plus ça se développe. Ici, en Beauce, on surprend du monde. Moi, c’est ça que j’aime », a confié celui-ci.

Le chef travaille maintenant depuis 10 ans pour le Centre de congrès du Georgesville. Il a conclu en disant que le défi, lorsqu’il est arrivé à Saint-Georges, était de redonner le fleuron de la restauration à la région. On peut dire mission accomplie!

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