Cours de SN Océanique au Costa Rica
Expérience de sauvetage dans le sud pour Marylène Bouchard Racine
Marylène Bouchard Racine travaille à la piscine municipale de St-Évariste en tant que sauveteur. Une chose qui la distingue de ses collègues est sa toute dernière expérience au Costa Rica pour passer un cours de SN Océanique durant le dernier temps des fêtes.
Le sauvetage, une passion depuis cinq ans
C’est à l’âge de 14 ans qu’elle a débuté ses premiers cours, sa médaille et sa croix de Bonze, ses premiers soins puis son sauveteur national. Dès ce moment, Marylène a eu la piqûre et a suivi ses cours pour devenir entraîneur au niveau provincial.
« À un moment j’ai eu le goût de me lancer un défi, d’aller un peu plus loin dans mon sauvetage.»
Elle s’est inscrite à la formation donnée par Surf Rescue Canada. Un mois avant le départ, les participants sélectionnés se sont tous rencontrés à la piscine de l’Université de Sherbrooke.
« C’est juste un moyen de voir si t’es bien préparé et de connaître le monde. On a fait des entraînements tout le monde ensembles, des petits tests physiques pour si l’ont été assez prêt. »
Formation au Costa Rica
La jeune femme de 19 ans est partie le 24 décembre en compagnie de 37 autres Québécois pour s’installer dans un hôtel sur le bord de la plage Joca où les six jours de formation se déroulaient. Leur journée débutait tôt et était chargée.
« À 7h on devait être sur la plage pour un entraînement de course et de musculation jusqu’à 8h. Puis, on avait une heure pour déjeuner et on retournait rejoindre nos moniteurs pour travailler les techniques de sauvetage jusqu’à 16h30. »
Les participants étaient divisés en sous-groupe pour discuter les soirs du bilan de leur journée.
En plus de pousser plus loin les techniques déjà connues, ils ont appris beaucoup auprès des sauveteurs locaux : « On avait une belle collaboration, ils ont travaillé avec nous.» explique-t-elle.
Après l’examen final du sixième jour, ils ont pu participer à des activités de la région : visite de chutes naturelles, Parc national Manuel Antonio et de la Tyrolienne au milieu de la jungle.
De nombreuses épreuves
Marylène a souvent mentionné que l’expérience était difficile mentalement, car ils étaient loin de leur famille pour le temps des fêtes et que le sauvetage en mer comporte des épreuves de plus qu’en piscine :
« En piscine il ne va pas y avoir le gros soleil qui me tape toute la journée dessus. La gestion de la crème solaire était un gros défi. Le vent, la pluie, les courants et tous les dangers de l’océan comme les animaux et les coraux. »
Sa plus grande fierté demeure d’avoir réussi à passer la planche de sauvetage sous les vagues même si cela lui a pris du temps.
Dépassement de soi
Marylène voulait suivre son cours surtout pour l’expérience et sortir de sa zone de confort. Cette formation lui a beaucoup apporté.
« Sur la confiance en soi, qu’est-ce que j’étais capable de faire. Je ne pensais pas vraiment aller jusque-là et dire que je ferai de la course. Avant je n’aimais vraiment pas la course, j’ai appris à aimer ça courir. »
Elle a également échangé avec ses partenaires de voyage :
« Même si je ne les connaissais pas, on a tous la même passion, le sauvetage. On a tous des bagages différents dans le sauvetage. Moi qui travaille dans une toute petite piscine à Saint-Évariste, je l’adore cette piscine-là, mais ce n’est pas la même chose que de travailler à Montréal dans les grands centres sportif. Pendant les repas, on partageait comment on travaillait.»
L’importance de transmettre son savoir
Il est important pour Marylène de transmettre ses connaissances. Elle continue à donner des cours de sauvetage, de natation et de Gardiens avertis. D’ailleurs, à l’automne elle ira étudier à l’Université de Sherbrooke en enseignement au primaire où elle pourra continuer à donner des cours à la piscine.
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