Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Texte commandité

COVID-19 et garde partagée, comment s’organiser ?

durée 11h00
2 mai 2020
ici

commentaires

ici

likes

 

vues

imprimante

Dans bien des cas, la crise actuelle oblige les parents avec des enfants en garde partagée à revoir l’organisation de leur temps. Voici ce qu’en disent les experts.

Privilégier le maintien de la garde partagée

Dans la mesure du possible, il est préférable de maintenir le calendrier habituel. En effet, votre enfant est perturbé par les changements survenus dans son environnement depuis plusieurs semaines. La stabilité de l'organisation familiale permet ainsi de ne pas ajouter plus d’incertitudes à ses repères.

Si un jugement a déjà entériné une garde partagée, le contexte sanitaire actuel ne justifie donc pas d’en modifier les modalités, au risque d’engager des poursuites judiciaires par l’autre parent.

« Une interdiction totale de sortie pour les enfants – même pour visiter l’autre parent – est en contradiction avec l’analyse de l’intérêt supérieur de l’enfant, » explique le juge ontarien Alex Pazaratz.

À noter : les professionnels de la santé recommandent de ne pas laisser les enfants jouer en groupe. Or, la famille recomposée n’est pas considérée comme un groupe, mais plutôt comme une unité familiale faisant partie intégrante de la vie de l’enfant. La même logique s’applique donc : dans la mesure du possible, la structure en place doit être maintenue.

Cas particuliers
Certaines situations justifient toutefois un changement d'organisation :

  • L’un des parents présente des symptômes ou est testé positif au COVID-19.
  • L’enfant ou un membre de l’entourage présente des symptômes ou est testé positif au COVID-19. Dans de tels cas il faut prévoir un isolement de 14 jours. Afin d’éviter la propagation du virus, l’enfant ne pourra pas se déplacer d’un domicile à l’autre lors de cette période.
  • Un parent met en danger la santé de l’enfant de façon manifeste. Pour faire valoir cette situation, il est nécessaire de prouver l'absence de précautions prises par l’autre parent en se basant sur des faits, et non des suppositions (exemple : enfant qui joue avec le voisinage, non lavage des mains, etc.)

S’il n’est pas possible de s’entendre, la Cour supérieure pourra être saisie d’une demande. L'urgence doit toutefois être démontrée avant d’entamer de telles démarches. Dans le doute, vous pouvez prendre conseil auprès d'un avocat.

« En cas de désaccord sur la garde partagée ou exclusive des enfants, le tribunal devra intervenir pour trancher et accorder la garde en tenant compte d’un ultime critère, soit le meilleur intérêt des enfants, » précise Verreau Dufresne, un cabinet d’avocats en droit de la famille à Québec.

En cas de nécessité ou d'incertitudes, le Ministère de la Justice du Québec propose également un programme de médiation familiale. Vous pourrez ainsi consulter un professionnel spécialisé dans le droit de la famille.

Plus que jamais, la communication est de rigueur
Dans la mesure du possible, il vous est fortement recommandé de vous mettre d’accord sur les dispositions à prendre en cas de contamination de l’un ou l’autre des parents, ou de l’enfant.

Dans tous les cas, rappelez-vous que le dialogue et l’intérêt de votre enfant doivent être au cœur de votre réflexion.
 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 16h15

La revue de la semaine

Retrouvez les principales nouvelles d'actualité de la semaine en Beauce dans cette revue proposée par notre équipe de journalistes. Samedi 22 novembre Quand la lumière se fait rare : prendre soin de soi et des autres Le mois de novembre apporte souvent son lot de grisaille, de froid et de journées plus courtes. Pour plusieurs, cette ...

Publié le 28 novembre 2025

« J’adore être famille d’accueil » : la mission inspirante de Cathy Poulin

Il y a une vingtaine d’années, Cathy Poulin a choisi d’ouvrir les portes de sa maison a des enfants qui en avaient besoin. Aujourd’hui, ils sont six dans sa famille d’accueil à Saint-Gédéon.  Après avoir eu deux enfants, Cathy souhaitait agrandir sa famille, mais elle ne voulait pas porter un autre enfant étant donné qu’elle était propriétaire ...

Publié le 28 novembre 2025

C’est un départ pour la 40e édition d’Opération Nez rouge Beauce-Etchemins

C’est aujourd’hui qu’Opération Nez rouge débute ses soirées de raccompagnent et marque du même coup la 40e édition de son histoire en Beauce-Etchemin. Les bénévoles en dossards rouge seront prêts à raccompagner les citoyens de la région dès 21 h ce vendredi soir.  Comme à l'accoutumée, le territoire compte trois centrales soit: celle du le ...

app-store-badge google-play-badge