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22 septembre 2021 - 15:00

Bilan 2020-2021

Hausse des signalements à la DPJ avec un manque d'intervenants

Gabrielle Denoncourt

Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale et ceux de Chaudière-Appalaches ont présenté le 18e bilan de la protection de la Jeunesse ce matin en conférence de presse.

Les directeurs ont dévoilé les chiffres de la dernière année selon leur région.

Une chose est certaine, c’est que la dernière année a été très difficile autant pour les intervenants que les familles. La situation pandémique a obligé le personnel à faire preuve de créativité et de détermination, explique Patrick Corriveau, directeur de la protection de la Jeunesse de la Capitale-Nationale. Tandis que sa consœur, Caroline Brown ajoute que les nombreuses critiques découlant de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse ont affecté le moral des intervenants. Le CISSS indique qu’il y a un 30 % d’effectif à combler.

Plus de signalements
Ce manque de main-d’œuvre n’a pas empêché les équipes d’être présentes auprès des familles, mais depuis le déconfinement on observe une hausse des signalements. Pour Chaudière-Appalaches, cela représente 6 665 signalements traités, soit une augmentions de 8,8 %, comparativement à 2019-2020. 

Malgré le mythe disant que dès que la DPJ arrive dans la vie d’une famille automatique l’enfant est retiré, 53,3 % des enfants pris en charge cette année sont demeurés dans leur milieu familial.

Sur les 2 521 signalements, les deux problématiques les plus observées sont l’abus physique (25,1 %) et la négligence (19,8 %).

Impacts de la pandémie
La pandémie a fait légèrement augmenter les situations de conflits de séparation, de couple et de garde (+7 %), ainsi que des problèmes de santé mentale chez les parents/gardiens (+6,7 %). Les enfants ressentent donc plus d’anxiété, de solitude, de dépression, d’agressivité, d’irritabilité et ont des problèmes d’attention.

La provenance des signalements traités
On pourrait croire que bien souvent c’est la communauté qui fait le plus signalement, mais en vérité ce sont souvent les employés des différents organismes gravitant autour de la DPJ (41,2 %). Par la suite, on retrouve le milieu scolaire (18,1 %), le milieu policier (16,7 %), le milieu familial (13,9 %) et finalement la communauté (11,1 %).

La DPJ de Chaudière-Appalaches ne ménage pas ses efforts pour améliorer la situation dans plusieurs facettes de leurs activités, au bénéfice des enfants et des familles. Par exemple, elle s’est récemment assurée d’un soutien volontaire de membres du personnel scolaire.

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