Journée nationale de sensibilisation à la traite des êtres humains
Miser sur les relations saines pour contrer la traite sexuelle
En date du 22 février, le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes (le Centre) commémore la Journée nationale de sensibilisation à la traite des êtres humains.
Cet organisme de bienfaisance national se consacre à l'élimination de la traite des personnes. Cette année, à l'occasion de cette journée spéciale, il sensibilise les Canadiens à la question de la traite sexuelle et leur explique comment ils peuvent faire une différence en misant sur des relations saines et en abordant le sujet avec leurs proches.
Le Centre fait également connaître sa ligne d'urgence canadienne contre la traite des personnes, un service confidentiel qui offre de l'information et du soutien au 1-833-900-1010. Étant donné que la plupart des appels reçus par la ligne d'urgence concernent le trafic sexuel, le Centre met l'accent sur cet aspect du problème qui touche principalement les jeunes.
Une étude récente du Centre révèle que si plus des deux tiers des Canadiens (69 %) estiment que les Canadiens ne comprennent pas la problématique de la traite des personnes à des fins sexuelles, 93 % d'entre eux sont convaincus de l'importance de sensibiliser et d'éduquer davantage. Pour mieux comprendre le problème, il faut s'attaquer aux perceptions selon lesquelles la traite se limite à la contrebande transfrontalière ou à l'enlèvement, alors qu'en réalité, la traite sexuelle se produit ici même au niveau local.
Notons également que plus de la moitié (52 %) des Canadiens ne savent pas que les victimes de la traite sexuelle sont souvent leurrées par quelqu'un de familier.
En effet, le trafic sexuel est souvent initié par une personne connue et aimée de la victime, et en qui elle a confiance. Les trafiquants peuvent être un intérêt amoureux ou un ami qui a maîtrisé le processus de leurre, de préparation et d'exploitation. Ils exploitent les vulnérabilités en comblant les manques dans la vie de leur cible, souvent d'amour, d'argent ou de logement. Mais ces cadeaux ont toujours un prix et le prix à payer est inhumain et traumatisant.
« Les relations saines sont au cœur de la lutte contre la traite des personnes, et malheureusement, beaucoup de gens, en particulier les jeunes, ne savent pas à quoi ressemble une relation saine », de déclarer Julia Drydyk, directrice exécutive du Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes. « Cela peut sembler élémentaire, mais il faut comprendre que si quelqu'un se soucie vraiment de nous, il ne nous mettra pas dans une situation dangereuse et que l'amour ne doit pas avoir de prix. »
Contacter le Centre
Le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes opère la ligne d'urgence canadienne contre la traite des personnes, un service confidentiel et multilingue disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Si vous soupçonnez que vous ou quelqu'un que vous connaissez est exploité, si vous avez besoin de soutien, ou si vous voulez en savoir plus, composez le 1-833-900-1010 ou communiquez avec l'organisme par tchat à l'adresse www.canadianhumantraffickinghotline.ca/fr/.
Est-ce de l'amour ou un leurre ?
Bien que chaque relation soit unique, le Centre a simplifié certains signes courants - tant positifs que négatifs - à prendre en considération.
Cinq signes d'une relation saine :
- Respect - respect de toutes les facettes de la relation et des limites personnelles.
- Consentement - avoir pleinement conscience et accepter tous les aspects de la relation.
- Bonne communication - avoir la liberté de discuter ouvertement des propres pensées, idées et sentiments, avoir la possibilité de changer d'avis quand on le souhaite et la capacité de résoudre les conflits de manière positive.
- Soutien - personne ne doit être rabaissé ou exploité, mais au contraire, soutenu de manière inconditionnelle.
- Liberté - Avoir la liberté d'être qui on est, avoir ses propres intérêts et amis et pouvoir faire ses propres choix.
Cinq signes d'une relation malsaine :
- Sentiment d'être sous pression - ressentir le besoin de faire quelque chose qu'on ne veut pas faire, surtout en ce qui concerne la vie sexuelle.
- Être menacé - Etre ou se sentir menacé soit pendant la relation, soit lorsqu'on essaie d'y mettre fin.
- Violence - qu'elle soit réelle ou perçue, personne ne devrait avoir peur de l'autre dans une relation amoureuse.
- Isolement - être isolé de sa famille et de ses amis ; être obligé de passer tout son temps avec un nouvel intérêt amoureux ou un nouvel ami.
- Perte de contrôle - lorsque quelqu'un essaie de contrôler tous les aspects de la vie d'une autre personne, c'est-à-dire ses amis, ses activités, son téléphone portable et ses comptes sociaux.
Signes potentiels de la traite de la personne à surveiller :
- Changement soudain de comportement - agir de manière craintive, anxieuse, soumise ou nerveuse ; être excessivement préoccupé par le fait de déplaire à un partenaire ; avoir l'air d'être contrôlé par quelqu'un d'autre ; s'isoler de ses amis et de sa famille ; répondre rarement aux appels téléphoniques.
- Tenue ou apparence déplacée - vêtements inappropriés pour son âge ; coupures ou ecchymoses ; marques ou tatouages.
- Biens étranges - recevoir des cadeaux coûteux inexpliqués, avoir plusieurs téléphones portables, aucun accès à une pièce d'identité, un excès d'argent liquide ; style de vie au-delà de ses propres moyens financiers.
Il est essentiel de reconnaitre ces signes de façon précoce pour contribuer à alimenter des relations positives et contribuer à mettre fin à la traite des personnes.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

La réhabilitation du chemin de fer avance doucement, mais sûrement
La dernière fois qu'un train a circulé dans Vallée Jonction, c’était il y a 18 ans. Enfin, c’était vrai jusqu’à samedi dernier alors que deux locomotives de Chemin de fer Sartigan étaient de passage dans la municipalité. La compagnie souhaitait souligner l’avancement des travaux de la voie ferrée qui, à long terme, devrait se ...
LIRE LA SUITE
Paul Baillargeon félicité pour ses 40 années comme pompier à Saint-Prosper
Après quatre décennies à titre de pompier, Paul Baillargeon s'est vue remettre une distinction par la municipalité de Saint-Prosper pour souligner son départ à la retraite. « Être pompier, c’est être présent pour les citoyens, souvent dans des moments difficiles, et contribuer à la protection de toute une communauté », a souligné la ...
LIRE LA SUITE
L’organisme Au Bercail vous invite à la conférence « Face à la rue » de Jean-Marie Lapointe
Saint-Georges, le 7 octobre 2026 – L’organisme Au Bercail, en partenariat avec la Caisse Desjardins du Cœur-de-la-Beauce, est fier d’accueillir M. Jean-Marie Lapointe qui viendra à Saint-Georges pour présenter sa conférence « Face à la rue », une conférence qui parle des multiples visages de l’itinérance dans la perspective des gens ...
LIRE LA SUITE
