Explications de Frédéric Morin
Une simulation nocturne pour préparer les pompiers au sauvetage nautique
Dans le cadre de leur programme de maintien des compétences, les équipes du Service de sécurité incendie (SSI) de Saint-Georges ont procédé à plusieurs exercices de sauvetage nautique cette semaine.
EnBeauce.com s'est rendu sur place pour suivre l'une de ses simulations réelles mises en place après une recommandation du ministère de la Sécurité publique suivant le Cadre de référence en sauvetage nautique.
« Ce qu'on fait ce soir c’est reproduire un événement réel à partir de l'appel initial. Les pompiers vont s'habiller à la caserne, vont prendre les bateaux avec les véhicules, se rendre à la mise à l'eau, mettre les bateaux à l'eau et tout ça dans un contexte de noirceur, qui est un élément supplémentaire de difficulté », a détaillé le directeur du SSI, Frédéric Morin.
Les pompiers ont dû intervenir sur deux scénarios différents. D’abord, une victime était tombée à l'eau à partir d'une passerelle, puis une autre personne était aussi tombée à l'eau, mais dans le secteur du barrage gonflable.
« Souvent dans nos appels on sait qu’il y a quelqu’un à l’eau, on sait où elle a été vue, mais ça ne veut pas dire que la victime est toujours à cet endroit. Donc les pompiers vont se pratiquer à faire de la recherche dans un contexte nocturne. De jour c'est plus facile de localiser quelqu'un sur l'eau, mais le soir c'est beaucoup plus difficile. »
Pendant qu’une équipe cherche dans l’eau, d'autres patrouillent sur les rives pour être certain que la personne ne se trouve pas dans les herbages. « Les témoins aussi nous disent beaucoup de choses. C'est vraiment un travail d'équipe. On l'a vu cet été avec les deux personnes qu'on a sorties, c’était vraiment une question de secondes ou de minutes avant qu’elles coulent », a raconté Frédéric Morin.
Le premier bateau à l’eau a pour mission de se rendre au dernier point où la victime a été vue, le deuxième bateau, lui, vient en soutien et fait du ratissage advenant que la personne serait à la dérive. Les pompiers se donnent des comptes rendus au fil de leur avancement, puis descendent le courant en aval au cas où la victime aurait été emportée. Chaque embarcation compte un officier et deux pompiers formés en sauvetage nautique.
« Notre principal bateau c’est le zodiaque, il est considéré comme une embarcation de sauvetage. Tandis que la chaloupe, elle est considérée plus comme une embarcation de soutien, pour faire du ratissage ou patrouiller les secteurs visés. C’est aussi l’embarcation qui va secourir nos sauveteurs s’ils sont en détresse. »
À Saint-Georges, une trentaine de pompiers sont formés au sauvetage nautique, soit presque l’ensemble des pompiers de la caserne.En intervention, chacun d'eux connaît son poste et ses tâches qui lui sont attribués lorsqu’il quitte la caserne pour répondre à l’appel. Les forces de chacun sont optimisées pour agir le plus rapidement et le plus efficacement possible. Dans le cadre de la pratique, c’est le contraire. « Aujourd'hui on veut mettre en contexte des pompiers qui sont des fois moins habitués à la conduite de bateau, la conduite de camions, ou à faire la mise à l'eau. Pour leur donner une chance, si jamais ils interviennent, qu’ils développent leurs compétences. »
Ces exercices sont essentiels pour subvenir aux besoins de la population qui s’approprie les plans d’eau, notamment l’été en faisant du paddle board ou du kayak au centre ville. « Nous on fait l'analyse des risques de notre territoire, puis le plan d'eau représente un risque important. On s’est donc équipé et on s'est formé pour intervenir. »
Cet exercice devrait se tenir environ une fois par année. Les scénarios seront probablement différents l’année prochaine, peut être de jour, c’est à voir. Un exercice de sauvetage devrait également avoir lieu à la fin du printemps ou au début de l’été avec les pompiers, les ambulanciers et la Sûreté du Québec.
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