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Championnats du monde de cyclisme sur route

Pier-André Côté envoyé en éclaireur pour Nickolas Zukowsky

durée 09h15
26 septembre 2022
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Temps de lecture   :  

4 minutes

Par Salle des nouvelles

Le Lévisien Pier-André Côté a fait partie de l’échappée du jour, ce qui lui a permis d’épauler son coéquipier Nickolas Zukowsky lorsque la course s’est durcie aux Championnats du monde de cyclisme sur route, dimanche, à Wollongong, en Australie.

Même affligé de crampes, Zukowsky a tout de même bien fait sur le parcours de 267 kilomètres en terminant au 36e rang (+3 minutes 1 seconde) et meilleur Canadien du jour.

Dans une classe à part, le Belge Remco Evenepoel a une fois de plus démontré l’étendue de son talent, en devenant champion du monde. Récent vainqueur du Tour d’Espagne, le coureur de 22 ans s’est imposé en solo de la même façon qu’il l’avait fait à Liège-Bastogne-Liège, le printemps dernier, c’est-à-dire en faisant un démarrage explosif à une trentaine de kilomètres de l’arrivée.

Le Français Christophe Laporte et l’Australien Michael Matthews ont été les médaillés d’argent et de bronze.

Les Français forcent le jeu
Pier-André Côté s’est joint à un groupe d’une dizaine de coureurs pour former une échappée au début de course.

« Je suis vraiment satisfait. C’était un peu un pari d’être dans l’échappée », a expliqué le champion canadien en titre.

L’écart de l’échappée a fondu dans l’ascension mont Keira, après seulement 30 kilomètres de course, lorsque l’équipe de France a décidé de mettre de la pression.

« Nous sommes arrivés au pied de la montée avec 6-7 minutes d’avance et nous avons basculé au sommet avec 3 minutes. Cela nous a nui, car nous avons dû rouler vite tôt », a poursuivi l’athlète de Saint-Henri-de-Lévis.

Une fois sur la boucle du circuit final, le groupe de Côté a pu à nouveau creuser l’écart, sauf que le Québécois était déçu d’avoir utilisé ses cartouches aussi tôt dans la course. Heureusement, il en avait encore quelques-unes en réserve pour épauler Zukowsky lorsque le groupe de ce dernier a fait la jonction avec le sien avec environ une soixantaine de kilomètres à faire.

« C’était la meilleure façon pour nous d’avoir deux gars dans le groupe (de tête). […] J’ai été capable de l’aider, mais pas longtemps. Quand ça fait 5 heures que tu es dans l’échappée matinale, à un moment, tu commences à caler. »

Zukowsky a alors pris le relais pour le Canada et ses sensations étaient bonnes jusqu’à ce que des crampes apparaissent comme il l’a expliqué à Sportcom.

« Ç’a été un super bon coup ! C’est de ce groupe-là d’où est sorti Remco pour la victoire. Par contre, c’est dommage, car j’ai été victime de crampes à un tour et demi de l’arrivée. Ç’a vraiment été difficile et j’ai même pensé abandonner, mais finalement, elles ont fini par passer et j’ai pu me raccrocher dans ce qui restait du peloton. »

Le cycliste de Saint-Lucie-des-Laurentides a peu d’occasions de faire des courses de plus de 6 heures et il croit que son hydratation n’était pas optimale.

« Avoir des crampes aux deux jambes en même temps, c’était assez atroce. C’est dommage parce que je me sentais super bien et je savais que j’avais une bonne forme. […] Si ce n’était pas des crampes, je peux dire avec confiance que j’aurais été dans le groupe de ceux qui ont disputé le podium… mais pas avec Remco ! »

Zukowsky ne participe que ponctuellement aux épreuves du circuit World Tour. Cela pourrait changer l’an prochain, car il a confirmé qu’il ne serait pas de retour chez Human Powered Health en 2023, sans toutefois dévoiler le nom de sa future formation.

Son coéquipier Côté aurait lui aussi aimé rallier la ligne d’arrivée, sauf qu’il a été arrêté par les commissaires à deux tours de la fin : « J’étais juste 5 minutes down sur une course de 6 heures et ce n’était pas tant que ça. »

Aux mondiaux à ses frais : l’importance de ne pas créer un précédent
À l’instar de ses coéquipiers de l’équipe nationale, Côté a représenté le Canada à ses frais en Australie. Est-ce que cela en valait la peine ? Il soupire avant d’y aller de sa réponse.

« Ce n’est pas facile. C’était de l’argent et du temps, mais quelque part, c’est quand même la plus grosse course d’un jour de notre sport. C’est de l’expérience. […] Combien je vais en faire des Championnats du monde élite ? Plusieurs, j’espère, mais ce sont juste mes deuxièmes. (Payer), par principe, ça fait vraiment mal, je ne le cacherai pas », poursuit celui qui craint que dans l’avenir, les coureurs pourraient décider de jouer leur carte personnelle dans la course, plutôt que celle de l’équipe, question de justifier leur investissement.

Selon lui, le cas de 2022 ne doit pas devenir un précédent.

« On se connaît bien les gars, ensemble, et on a du respect pour les autres. Mais je pourrais comprendre que quelqu’un ne voudrait pas travailler pour un autre s’il a payé son billet d’avion 5000 $ pour venir ici. Ça donne le droit à n’importe qui de faire sa course. »

Les deux Québécois se dirigeront maintenant en Belgique pour leurs dernières courses de la saison.

Rédaction : Mathieu Laberge/Sportcom

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