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Sexualité et maladie

durée 20h16
30 mai 2011
Bianka Champagne, M.A., Sexologue-psychothérapeute et praticienne en IMO
duréeTemps de lecture 3 minutes
Par
Bianka Champagne, M.A., Sexologue-psychothérapeute et praticienne en IMO
La sexualité est un besoin fondamental et elle fait partie de la vie de chacun d’entre nous avec ou sans maladie. Vivre sa sexualité est beaucoup plus qu’avoir un rapport sexuel. La tendresse, l’affection, le partage, les regards amoureux, l’intimité non sexuelle et sexuelle, le rapport au corps, se sentir homme ou femme font parties de la sexualité. Faire l’amour est un moment privilégié et agréable entre les partenaires où le plaisir, l’humour et l’amour sont au rendez-vous. Alors, oui, la sexualité a une place dans la vie d’une personne atteinte d’une maladie.

Cependant, plusieurs relègueront la sexualité au second plan ou ils l’abandonneront. Diverses raisons semblent justifier cette mise au placard de la sexualité. La sexualité est taboue et nous en entendons encore moins parler lorsqu’il s’agit de sexualité et de maladie. Le fait de croire que d’être atteint d’une maladie ne nous donne plus le droit au plaisir et de vivre sa sexualité amène les personnes à s’y désintéresser. Certaines personnes n’en voient plus l’importance due à la diminution ou à la perte des fonctions sexuelles (lubrification ou érections). D’autres ne ressentent plus le désir de partager un moment intime et sexuel. Certaines personnes abandonnent l’idée de vivre leur sexualité parce qu’ils ressentent de la douleur, parce que leur corps a changé, parce qu’il ne se sentent plus capable, à la hauteur ou désirable, etc.

Il est vrai que la maladie peut-être douloureuse, incommodante et qu’elle limite les capacités de la personne atteinte. Cependant, il est faux de croire que nous devons éliminer les plaisirs et la sexualité du quotidien parce que la maladie s’est imposée. Cette imposition demande une adaptation à l’ensemble du rythme de vie. C’est une occasion de rénover ensemble la relation amoureuse et la sexualité du couple.

La sexualité demeure présente et vivante. Ce qu’il y a de changé c’est la façon de vivre et de partager sa sexualité. Faire une mise à jour pour la personne atteinte sur ce qu’elle aime et aime moins, sur les moments de la journée qu’elle a une meilleure énergie et sur ce qu’elle aime faire pour se faire plaisir, lui permettront de savourer davantage les bienfaits des moments de qualité qu’elle s’offrira et qu’elle partagera avec son partenaire.

« Rejouez sexuellement » dès que possible en fonction de la quantité d’énergie disponible. Les moments de qualité partagés entre les partenaires favorisent le rapprochement émotionnel et physique ainsi que le soutien entre les partenaires. La sexualité peut être une source de motivation pour apprendre à vivre avec la maladie. Elle aide à diminuer l’angoisse et le désespoir. Elle stabilise l’estime de soi et de la confiance en soi. La sexualité donne un sens à la vie.

En fait, faire l’amour en fonction des capacités et de la quantité d’énergie disponible est enrichissant, énergisant, vivifiant et calmant. Alors, la sexualité a une place dans la vie d’une personne atteinte d’une maladie et elle apporte des bénéfices aux deux partenaires.


Suite à la prochaine chronique : « Sexualité, maladie et partenaire »

commentairesCommentaires

1

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  • B
    Bernard
    temps Il y a 11 ans
    Toujours aussi intéressante à lire. Merci madame Champagne, pour tous vos judicieux conseils.