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Portrait de la population en Chaudière-Appalaches

17 janvier 2022 | publié à 18:00
Pier Dutil
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Pier Dutil
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PORTRAIT DE LA POPULATION 
EN CHAUDIÈRE-APPALACHES

 

L’institut de la Statistique du Québec (ISQ) publie à chaque année un rapport dans lequel on retrouve le solde migratoire de la population du Québec.

Par solde migratoire, on entend le nombre de personnes qui ont changé de région. Le solde est établi en tenant compte des nouveaux arrivants dans une région et des départs dans cette même région. La période couverte va du 1er juillet 2020 au 1er juillet 2021.

ÇA BOUGE EN CHAUDIÈRE-APPALACHES

Dans l’ensemble du Québec 232 000 Québécoises et Québécois ont changé de région au cours de la dernière année.

En Chaudière-Appalaches, sur cinq ans, la population est passée de 424 188 en 2017 à 438 106 en 2021, une croissance de 3,3 %. De ce nombre, on retrouve 222 587 hommes (50,8 %) et 215 519 femmes (49,2 %) 

C’est dans la MRC de Lévis que la croissance a été la plus forte avec 7 062 nouveaux arrivants, ce qui donne un taux de croissance de 4,9 %.

L’âge moyen se situe à 44,3 ans.  Les résidents de 0 à 19 ans représentent 20,8 % de la population VS 20,6% dans l’ensemble du Québec, alors que les 20 à 64 ans comptent pour 56 % VS 59 % au Québec. C’est dans cette catégorie que l’on retrouve la population active, soit celle qui s’adonne au travail. Enfin, les 65 ans et plus comptent pour 23,2 % VS 20,3 % au Québec. La population en Chaudière-Appalaches est donc plus âgée que celle de l’ensemble du Québec.

Alors que nos commerces et entreprises font face à une importante pénurie de main-d’oeuvre, on constate que la région Chaudière-Appalaches attire seulement 1,4 % des immigrants. Ces derniers s’installent à Montréal dans une proportion de 65,3 %. 

LA SITUATION EN BEAUCE

Dans les quatre MRC formant le territoire beauceron, la population n’a cru que de 2 632 personnes, soit un taux de 2,1 % au cours des cinq dernières années.

La MRC Beauce-Sartigan  a accueilli 1 079 nouveaux citoyens, soit une croissance de 2 %, alors que la MRC Nouvelle-Beauce en a accueilli 1 110 pour une croissance de 3 %. Dans la MRC Robert-Cliche, 110 personnes se sont ajoutées pour une croissance d’à peine 0,3 %. Finalement dans la MRC Les Etchemins, on compte 333 nouveaux arrivants pour une croissance de 2 %.

MONTRÉAL EN PERTE DE VITESSE

Le récent rapport de l’INSQ nous permet d’observer une tendance à la baisse de la population de Montréal. En effet, au cours de la dernière année, Montréal a perdu 48 300 résidents. 

Les Québécoises et les Québécois semblent attirés par les régions. Avec l’avènement du télétravail, il est maintenant possible d’éviter les problèmes causés par la forte densité de la circulation en n’ayant plus à se déplacer pour se rendre au bureau.

De plus, les coûts du logement dans les grands centres urbains ne cessent de grimper, ce qui rend plus difficile l’achat d’une propriété. Plusieurs acheteurs préfèrent acquérir une propriété en région ou en banlieue avec de l’espace plutôt que de se retrouver dans un appartement plus petit. 

LE LOGEMENT À ST-GEORGES

Depuis quelques années, on constate une importante croissance de nouveaux logements à St-Georges. En 2021, selon les chiffres fournis par Alexandre Poulin, Chef de Division-Permis et Inspection du Service de l’Urbanisme à Ville de St-Georges, on a recensé 226 nouveaux logements ainsi répartis : 41 résidences unifamiliales, 68 jumelés et 117 logements multiples.

Alors que St-Georges voit sa population augmenter d’année en année, on constate que la population de la MRC Beauce-Sartigan dans son ensemble varie peu. Les nouveaux venus à St-Georges proviennent en majeure partie des municipalités rurales avoisinantes. Les gens qui vieillissent désirent se rapprocher des services, notamment des services de santé puisque de plus en plus de municipalités ne sont pas desservies par un médecin.

Il sera intéressant de comparer les données à venir de l’INSQ au cours des prochaines années. Cela nous permettra de prévoir l’évolution de la population de notre région. Jusqu’à présent, la Beauce connaît une faible croissance de sa population. 

Il est facile de prévoir que le vieillissement de la population s’accentuera au cours des prochaines années en Beauce. Si cette tendance devait s’accompagner d’un départ massif de la population plus jeune, on risquerait de se retrouver sans relève, ce qui menacerait la survie de nos entreprises.

D’accord, on n’en n’est pas encore là, mais c’est dès maintenant qu’il faut agir pour que notre région soit de plus en plus attractive.
 


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PENSÉE DE LA SEMAINE
Je dédie la pensée de la semaine à celles et ceux qui ont changé de région au cours des dernières années :

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