Victor Innovatex rapatrie une partie de sa production des États-Unis à Saint-Georges
Victor Innovatex de Saint-Georges cherche à faire croître sa main-d'oeuvre en usine
Depuis le mois de mars, Victor Innovatex est en mode séduction pour attirer du nouveau personnel. L’usine située à Saint-Georges restructure une partie de ses opérations afin de rapatrier certaines opérations de l’usine des États-Unis en Beauce. Cela fera grimper de 50 % le nombre de ses employés en usine.
« Le gros boum d’embauche que nous vivons, c’est dû au rapatriement de certaines de nos opérations qui étaient faites aux États-Unis (Fall River). Nous consolidons toutes nos opérations pour les tissus pour le marché du contrat (l’ameublement de bureau) dans l’usine de Saint-Georges. Nous voulons servir ces clients d’un seul et unique site », explique le directeur des opérations chez Victor Innovatex, Éric Blais.
Ce rapatriement demande d’ailleurs de reconfigurer l’intérieur de l’usine pour faire passer le nombre de métiers à tisser de 52 à 84 machines pour assurer la production. Aucun agrandissement ne sera nécessaire, mais l’embauche de nouveaux opérateurs demeure essentielle pour la réalisation du projet d’ici la mi-juillet. Les travaux sont déjà en cours.
L’entreprise espère faire passer sa main-d’œuvre en usine de 50 à près de 75. L’entreprise compte au total 110 employés à son siège social de Saint-Georges.
Mentionnons que ce rapatriement aura des effets positifs pour maintenir des emplois chez les autres usines du Groupe Victor. Il y a aussi des embauches au niveau de Beauceville et certaines opérations seront transférées en sous-traitance à Lainage Victor. « Cela va avoir vraiment de l’impact sur les trois usines. À Saint-Victor, le marché du vêtement est un peu en baisse, nous allons plus conserver des personnes », poursuit M. Blais.
« À Beauceville, il pourrait avoir des embauches de 2 à 5 personnes sur 15 employés », indique Jason Henry,
coordonnateur des ressources humaines chez Victor Innovatex.
Une main-d’œuvre difficile à dénicher
Depuis le mois de mars, l’entreprise a essayé diverses initiatives pour pourvoir ces emplois d’opérateurs. De la traditionnelle pancarte sur le côté de la rue allant par une présence à la foire de l’emploi, l'entreprise a aussi fait l'embauche de firmes de recrutement, de la publicité dans les médias, et même lors des entractes lors des matchs de hockey.
Depuis l'hiver, le bassin de main-d’œuvre disponible s’est effrité davantage en raison des emplois saisonniers. « Nous nous arrachons les bonnes personnes dans le parc industriel », dit M. Blais.
Ce samedi de 9 h à 14 h 30, l’entreprise organisera une journée carrière pour faire découvrir l’usine et ses possibilités. « Il faut redoubler d’ingéniosité pour aller chercher les candidats. Nous ne pouvons pas être passifs », poursuit M. Henry.
Si ces tactiques ne suffisent pas, l’entreprise songe à avoir recours à la main-d’œuvre immigrante ou encore plancher sur d’autres stratégies telles que l’automatisation de certaines opérations de l’usine en activité depuis décembre 1998.
Pour plus d’information ou pour vous inscrire à la journée carrière, veuillez communiquer avec Jason Henry à emplois@victorgroup.com ou au 418-227-9897.
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