Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Entrevue vidéo avec le président Karl Blackburn

Pénurie de main d'oeuvre: le CPQ propose une «opération séduction» auprès des 60-69 ans

durée 18h00
25 août 2022
Sylvio Morin
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par Sylvio Morin, Chef des nouvelles

Voir la galerie de photos

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) vient d'annoncer le lancement de son projet visant à identifier et développer des outils de rétention ou d’embauche des personnes de 60-69 ans.

Ce projet permettra de rejoindre et d’accompagner 90 entreprises sur deux ans dans leurs initiatives de recrutement et d’attraction de travailleurs expérimentés, a expliqué le président et chef de la direction de l'organisme, Karl Blackburn, lors d'une entrevue vidéo accordée au réseau Néomédia.

Comme le Québec connaîtra un creux historique de travailleurs en 2030, toutes les options doivent être sur la table, souligne-t-il: robotisation, automatisation, recours à l’immigration, requalification. Il faut aussi encourager les personnes plus âgées à continuer à travailler. Le projet vise spécifiquement à augmenter le taux d’emploi des 60-69 ans au Québec qui est plus faible qu’ailleurs au pays. À titre de comparaison, pour rattraper le taux d’activité de l’Ontario pour cette tranche de la population, cela représentait potentiellement 77 000 travailleurs de plus en 2021, soutient M. Blackburn.

 « Les employeurs s’activent déjà à trouver des solutions à la rareté de main-d’œuvre, mais le problème ne se réglera pas seul avec près de 253 000 postes vacants en mai dernier. Il existe encore des barrières et des freins qui empêchent certaines personnes de retourner au travail ou d’y rester plus longtemps, comme la fiscalité, les conditions de travail et de retraite et l'organisation du travail. Le projet Séduction 60-69 ans permet de placer les employeurs au centre de la recherche de solutions innovantes », a signifié le président.

Le projet se concentre essentiellement sur les pratiques porteuses et efficaces pour la main-d’œuvre âgée entre 60 et 69 ans. Dans un premier temps, le CPQ fera appel à trente entreprises qui ont développé des initiatives originales et réussies pour rejoindre cette clientèle. Les meilleures pratiques en entreprise seront répertoriées et feront l’objet d’un projet pilote par la suite.

Dans un deuxième temps, un coffre à outils et un service d’accompagnement personnalisé seront offerts gratuitement à tous les employeurs. L’objectif est d’en soutenir 60. Les secteurs particulièrement touchés par la pénurie de main-d’œuvre (construction, fabrication, commerce de détail, services d’hébergement et de restauration) seront privilégiés, quoique tous les domaines sont invités à participer. 

Les entreprises qui aimeraient en savoir davantage ou prendre part à l'expérience peuvent communiquer avec le CPQ ou visiter le site Internet de l'organisme.

Écoutez l'intégrale de l'entrevue vidéo avec le président et chef de la direction du CPQ, Karl Blackburn.

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


durée Hier 18h00

Le resto-bar Le Brûlé fait peau neuve grâce à son nouveau propriétaire 

Un homme d’affaires de Saint-Jean-sur-Richelieu, Anthony Desjardins, a eu un coup de cœur pour la région et a racheté le resto-bar Le Brûlé à Saint-Côme-Linière. Accompagné de son beau-père, Claude Carrier, il remet l'établissement à neuf et prévois une ré-ouverture dans la prochaine semaine. « J’avais vu l’annonce, je trouvais que c’était ...

durée Hier 5h00

Le conférencier Sylvain Guimond à Saint-Georges le 25 octobre

Le président fondateur de Biotonix et auteur, Sylvain Guimond, présentera une conférence gratuite sous le thème La résilience : avancer malgré les défis, le 25 octobre à 19 h, au centre des congrès Le Georgesville. C’est une initiative de la Chambre de commerce de Saint-Georges en collaboration avec le CISSS de Chaudière-Appalaches.   Comme le ...

5 octobre 2022

L'économie collaborative ou comment repenser les fondements des opérations d'entreprise

« Nous sommes, généralement parlant, des sociétés superbement "productrices" mais très, très faiblement "productives". »  C'est principalement sur cette prémisse que le conférencier Guillaume Lavoie a développé ses explications de l'économie de partage — aussi appelé collaborative, aux quelque 115 convives présents lors du déjeuner-conférence du ...